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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

La protection sociale est considérée actuellement dans les pays développés comme un enjeu politique majeur.
Depuis trois semaines, la France est paralysée par les grèves et les manifestations en réaction au plan du Premier ministre, M. Alain Juppé, qui préconise notamment la réforme du système de sécurité sociale.
Aux Etats-Unis, à la mi-décembre, à l'occasion de l'adoption du Budget, le problème du déficit budgétaire va se poser de nouveau, l'enjeu étant encore cette fois-ci le système de protection sociale.
En effet, pour réduire les déficits, les Républicains du Congrès souhaitent diminuer les dépenses de protection sociale, alors que le président, un Démocrate, ne veut pas y toucher. La conséquence, si un compromis n'est pas trouvé, pourrait être la paralysie de l'appareil fédéral.

Au Maroc, il existe un projet d'assurance-maladie obligatoire et ce, depuis 1985, revu et corrigé de multiples fois; ce projet bien modeste ne semble pas encore destiné à se concrétiser. Une telle situation ne préoccupe personne, cela n'interpelle ni la majorité, ni l'opposition, ni les syndicats; apparemment, ils considèrent tous qu'il n'y a pas urgence. Pourtant, ces derniers temps, le social est devenu le thème central de tous les discours politiques. Si l'assurance-maladie n'est pas du social prioritaire, alors il faudrait redéfinir les concepts. Ou bien serait-ce plutôt que c'est notre conception de la politique qui serait à redéfinir. Il semble que pour nombre d'acteurs elle se limite à un ensemble de généralités et de concepts sans rapport avec leur contenu réel.
Comment s'étonner alors que l'action politique et les acteurs politiques aient des difficultés à se crédibiliser auprès du public, lequel a actuellement tendance à penser que dans le meilleur des cas, les discours politiques, c'est du vent.

Abdelmounaïm DILAMI

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