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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:152 Le 03/11/1994 | Partager

    La Conférence de Casablanca fut un succès personnel pour Sa Majesté le Roi Hassan II.

    Elle fut également un immense succès diplomatique et d'image. Tout cela aura forcément des retombées positives sur le produit marocain. Cela dit, il faut maintenant tirer les leçons qui s'imposent. Si l'organisation fut de bonne qualité et a réussi à faire face à un raz de-marée de participants, bien des faiblesses sont apparues sur des sujets plus structurels.

    Les milieux d'affaires marocains n'étaient manifestement pas suffisamment organisés pour tirer le maximum de profit d'un tel événement. Alors que les hommes d'affaires tunisiens et surtout israéliens, à titre d'exemple, sont venus avec de multiples projets ficelés à proposer, les Marocains se contentaient de contacts personnels peu susceptibles d'aboutir immédiatement. Par ailleurs, une autre constatation s'impose : ayant travaillé pendant une semaine en équipe avec les journalistes de Ha'Aretz, nous avons constaté à quel point les hommes politiques israéliens sont disponibles et coopératifs avec les journalistes de leur pays. Les politiques marocains avaient malheureusement tendance à marginaliser la presse marocaine privilégiant les contacts avec la presse internationale.

    Ceci est un signe qui ne trompe pas, et il est significatif du de gré de démocratie dans un pays donné. La presse ne vaut que par son public, c'est-à-dire les lecteurs-électeurs. On s'en préoccupe dans la mesure où l'électorat compte.

    Les journalistes étrangers présents à la Conférence ont malheureusement remarqué cette différence de traitement et compris ce qu'elle signifie. Pourtant le Maroc a fait d'immenses progrès sur le plan de la démocratisation.

    Abdelmounaïm DILAMI

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