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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

    La Commission nationale chargée de la réforme de l'enseignement et de l'élaboration d'une charte nationale a repris ses travaux cette semaine. Composée de 300 membres, elle piétine dans des débats de procédure.

    Certes, la participation la plus large était requise mais c'est peut-être au détriment de l'efficacité.

    En tout état de cause, la tâche sera rude, tant les problèmes de l'enseignement sont multiples.

    4 millions d'enfants sont scolarisés dans le primaire et le secondaire; si on y ajoute le supérieur, ce sont 16% de la population totale qui, à un titre ou un autre, poursuivent des études.

    L'enseignement est également coûteux; il absorbe le tiers du budget de l'Etat. Enfin, notre système éducatif est jugé médiocre par tous. Il faut cependant raison garder. Si le Maroc tient de bout et progresse, c'est grâce au produit de l'enseignement que sont les cadres.

    Par ailleurs, il n'existe pas de pays qui soit entièrement satisfait de son système d'enseignement. La Commission devra se préoccuper de redéfinir les logiques de base de notre système éducatif.

    Parmi ces logiques, celle du coût est incontournable. Combien sommes-nous disposés à mettre dans l'enseignement et pour en obtenir quoi?

    Le rapport qualité-prix demeure valable même dans ce domaine . Ce rapport n'est actuellement pas pris en compte Si l'on considère le coût, le contribuable marocain est en droit de se considérer floué quelque part; il achète trop cher un service médiocre. Si la Commission nationale parvient à une logique claire à ce niveau, elle aura contribué à régler les deux-tiers des problèmes; les programmes et le reste sont affaires d'experts, et le Maroc n'en manque pas.

    Abdelmounaïm DILAMI

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