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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    L'égalité devant la loi et la liberté d'opinion sont les principes directeurs de la démocratie. Son essence est (Périclès 495-429 avant J.C. ).

    A la veille des élections municipales et communales, un communiqué de la MAP annonçait le rejet des candidatures de personnes soupçonnées de s'adonner au trafic de la drogue. Aucun texte dans la législation marocaine ne sanctionne le soupçon par la perte des droits civiques.

    La retraite à 60 ans étendue aux hauts cadres de l'Etat nommés par Dahir, c'est ce qui ressort du Dahir du 7 Mai 1992, et une circulaire du Premier Ministre d'Octobre rappelle que la date limite d'application tombait le 20 Novembre 1992. A ce jour, ces textes n'ont pas été suivis d'un effet égal pour tous.

    Mercredi 25 Novembre 1992, un communiqué du Ministère de l'Intérieur annonçait la tenue des élections législatives générales le Vendredi 30 Avril 1993. La session parlementaire d'Octobre 1992 n'aura donc pas lieu.

    Ces trois cas, et il en existe d'autres, sont certes motivés : moraliser la vie publique pour le premier, tenir compte des compétences pour le second et donner le temps aux partis politiques de mieux se préparer pour le troisième.

    L'on ne peut cependant s'empêcher de ressentir un malaise. En effet, l'Etat de droit est en cause, alors qu'il est le préalable à la démocratie.

    L'Etat de droit, c'est le règne de la règle de droit, laquelle est l'unique moyen d'expression des pouvoirs publics. La règle obéit elle-même à des procédures strictes de fond et de forme sans lesquelles la démocratie serait la dictature de la majorité ou, dans le meilleur des cas, la dictature de la classe politique.

    Mais le danger en est la désaffection de la société civile vis-à-vis de sa classe politique.

    Ahdelmounaïm DILAMI

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