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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:45 Le 17/09/1992 | Partager

    Un gouvernement qui démarre avec une étiquette d'équipe transitoire a-t-il le ressort suffisant pour prendre en charge des dossiers difficiles?

    Chacun y va de sa réponse, pessimiste ou optimiste. L'observateur, lui, constate que le gouvernement s'est bel et bien mis au travail.

    Dettes, Santé, Tourisme CNSS, Dialogue Social. Les thèmes en panne sont fermement repris en main. Et les états d'âmes, les craintes, les "prudences" sont rangés au placard. Depuis la mi-Août, M. Karim Lamrani mène ses troupes au train rapide, et selon toute apparence, les troupes "aiment ça". Il y a néanmoins une omission qu'il faudra ré parer: l'entreprise est oubliée, abandonnée à la brutalité des mesures de restriction financière qui la minent .
    Personne ne défend plus l'idée de faire de la croissance artificielle, alimentée par de l'argent dévalorisé ou par des déficits budgétaires importants .

    C'est refuser le débat que de faire mine de croire que là se rait la position des entreprises.

    En revanche, il faudra bien, et le plus vite sera le mieux, admettre que freiner artificiellement l'industrie pour l'aligner sur une mauvaise conjoncture agricole ne rend service ni à l'industrie ni à l'agriculture.

    C'est une question de bon sens, mais ce ne sera pas suffisant pour amorcer un dialogue utile .

    Les entreprises maîtrisent mal la réalité collective dans laquelle elles évoluent: elles s'expliquent par anecdotes plutôt que par statistiques. El les négligent de s'investir dans les plates-formes de réflexion et d'expression que sont la CGEM, les Chambres, les Associations... Elles ruinent elles mêmes leur pouvoir de négociation en tenant un discours encombré d'incohérences. Transition veut dire nettoyage, le gouvernement le prouve en se saisissant des dossiers abandonnés. C' est une chance. Encore faut-il que le dossier "entreprise" soit présenté et bien présenté.


    Abdelmounaïm DILAMI

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