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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:28 Le 07/05/1992 | Partager

    Le recours à l'Arbitrage Royal par les partis de l'opposition, à propos du différend qui les oppose à la majorité, relativement aux élections, est significatif à plus d'un titre. Il est surtout la manifestation de la maturité qui caractérise la classe politique marocaine, majorité et opposition confondues.
    Mais la démocratie n'est possible qu'à la condition qu'il existe un consensus national sur certaines règles et institutions considérées comme fondamentales. Tout un chacun n'est disposé à jouer les règles de l'alternance et de la démocratie que s'il est convaincu d'avance qu'entre lui et ses partenaires, existe un accord préalable sur le fondamental. C'est cet accord et ce consensus qui rendent l'alternance possible.

    Alors que la situation politique s'était tendue, que des syndicats semblaient rechercher l'affrontement, alors que la tension ne cessait de monter, le recours à l'Arbitrage Royal dépasse largement ses objectifs directs. Ils signifie surtout que la tension politique, la lutte syndicale se veulent et sont, somme toute, des moyens légitimes et banals d'action. Certes, chacun est libre de les approuver ou de les condamner et même de les combattre, c'est son droit, mais en aucun cas ils ne constituent une remise en cause du consensus national, fondement même de la société marocaine et grâce auquel la démocratie est possible.

    Ce qui, malheureusement chez nos voisins algériens a brisé un processus démocratique prometteur, c'est l'absence de consensus national. La victoire électorale de l'un ne pouvait que signifier la mort des autres, ça n'aurait plus été de la démocratie mais du suicide.
    Le Maroc a la chance de disposer d'institutions séculaires qui lui permettent de faire face aux deux tempêtes de cette fin de siècle qui menacent tous les pays du tiers monde et qui sont la démocratie mal digérée et les convictions religieuses poussées au fanatisme.

    L'ECONOMISTE

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