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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:25 Le 16/04/1992 | Partager

    Malgré les diverses tentatives de conciliation, le Conseil de Sécurité et principalement le nouveau directoire est resté inflexible: c'est une soumission sans conditions qui est exigée.
    Cet acharnement à l'encontre de la Libye dépasse manifestement le cadre de l'affaire qui en est le prétexte. On est alors en droit de se poser des questions ...
    Deux perspectives sont possibles:
    - la première serait une volonté affirmée de souligner le caractère désormais inflexible de l'ordre nouveau. La Libye servira d'exemple à tout Etat qui pourrait être tenté de recourir à la violence;
    - la deuxième perspective situerait l'affaire dans le cadre d'une solution globale du conflit du Moyen Orient. En effet, l'Irak éliminé, les sanctions décrétées par le Conseil de Sécurité à l'encontre de la Libye marginalisent alors l'avant-dernier Etat survivant du front du refus; il ne resterait plus que la Syrie de Hafed El Assad.
    Il est fort à craindre qu'elle soit la prochaine cible. La Syrie multiplie les gestes de bonne volonté.
    Or, quelle que soit leur position envers l'Irak, quelle que soit leur attitude à l'égard du terrorisme, les citoyens des Etats Arabes ne peuvent désormais s'empêcher de ressentir à l'occasion de cette affaire un sentiment de malaise profond.
    Il est à craindre que si demain c'est effectivement la Syrie qui est prise pour cible le directoire n'affaiblisse le consensus qui se forme autour du nouvel ordre mondial axé sur les droits de l'homme, la démocratie et la protection de l'environnement.
    Ce serait regrettable.

    L'ECONOMISTE

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