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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

    Notre champ conceptuel serait-il encombré de notions vétustes et difformes? C'est plus que probable.
    Que veut dire l'expression "politique sociale" quand elle désigne des clubs de loisirs où les employés et ouvriers de base n'osent pas se présenter et que, par contre, la couverture financière des soins de santé reste aléatoire?
    Que veulent dire les mots "masses populaires" ou "clas-se ouvrière", quand s'exercent des pressions et menaces mutuelles à l'intérieur d'une même catégorie de travail-leurs?
    On pourrait jouer indéfiniment à cette chasse aux concepts fossilisés ou devenus monstrueux.
    Le ras-le-bol de plus en plus net de l'encadrement vis-à-vis du capharnaüm qui lui est présenté sous l'étiquette "Social" est potentiellement porteur de reculs graves, si ne se structurent pas rapidement les concepts et méthodes qui doivent porter une réelle amélio-ration des conditions de la vie quotidienne.
    La "désétatisation" de la vie civile, entreprise par l'Etat lui-même depuis le milieu des années 80 aboutit à un méca-nisme dont on a négligé l'importance. Ce n'est plus l'Etat qui est en charge du traitement des conflits sociaux; ce sont les partenaires directs et en premier lieu les équipes dirigeantes des entreprises. Elles apprennent à gérer les conflits d'intérêt, conflits dont on ne soulignera jamais assez qu'ils sont naturels, normaux et sains.
    Mais pour que la gestion soit efficace, il faut remodeler le patrimoine conceptuel, moderniser les structures intellectuelles de référence et constituer un environnement juridique sûr. Pour les deux premiers points, la production de concepts par la classe politique est indispensable et pour le dernier, la responsabilité des pouvoirs publics est engagée. La stratégie du "pas de vague" a fait son temps et doit être remplacée par celle qui assure la sécurité de chacun, dans le mouvement des vagues.

    L'Economiste

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