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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:22 Le 26/03/1992 | Partager

La structure du Conseil de Sécurité et les prérogatives qui sont les siennes donnent à cet organe un pouvoir exorbitant et sans appel car il ignore la distinction législatif, exécutif et judiciaire. Cette distinction constitue un précieux garde fou dans les systèmes juridiques internes.
La Charte habilite le Conseil de Sécurité à constater l'infraction procéder à la qualification, décréter la sanction et l'appliquer lui-même, si l'on se situe dans le cadre du Chapitre 7. Le pouvoir est détenu par les membres permanents, unanimes ils peuvent tout faire. La seule limite était la contradiction fondamentale Est-Ouest. L'un des antagonistes ayant disparu le pouvoir des membres permanents est maintenant quasi dictatorial.
Cependant comme tout système excessif, la situation actuelle pourrait engendrer sa propre destruction.
Les menaces contre la Libye ont pour la première fois provoqué en retour une menace de fronde de la part des Etats Arabes, or, une organisation internationale c'est d'abord un Club d'Etat et si un Etat seul ne peut que s'incliner un groupe peut remettre en cause le fonctionnement du système surtout si les abus se répètent.
Le pouvoir que donne la Charte au Conseil de Sécurité et principalement aux membres permanents peut-être bénéfique s'il est géré avec sagesse comme il peut être destructeur pour l'O.N.U. elle-même si les membres permanents se laissent griser.
L'O.N.U. est un instrument qui a été précieux et qui le demeure malgré la semi-paralysie qui l'a caractérisée pendant plusieurs décennies. L'Organisation pourrait prétendre maintenant à une plus grande efficacité à condition que l'Occident joue le jeu. Des Etats démocratiques sur le plan interne ne devrait pas se transformer en dictateur sur le plan international. L'O.N.U. de par sa nature même, n'y résisterait pas très longtemps.

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