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    Par L'Economiste| Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

    Emploi ne se décrète pas et il n'y aura jamais de politique coercitive dans ce domaine, indique le CNJA. Voilà qui devrait calmer les craintes à nouveau exprimées de "recrutement obligatoire".

    Aussi, reviennent sur le tapis les questions-gigogne: qu'est-ce qui fait que les entreprises privées hormis les banques se soient montrées timides? De fil en aiguille, les questions se posent ou se reposent: que sont devenues les mesures environnementales promues par le CNJA, et pourquoi fallait-il un CNJA pour forcer la réouverture des dossiers de réformes? Est-ce dans la mentalité ou dans la réalité de l'entreprise que se nouent les hésitations? Est-ce dans les formations, recyc-lages, reconversions, ... que se trouvent vraiment les solutions?

    Bien plus efficaces que les recommandations de pouvoirs publics, les remarques de banquiers chargés des relations quotidiennes avec les entreprises tombent comme un couperet: pas ou trop peu de cadres-relais ente le patron, l'atelier, la banque et le marché, veut dire perte d'argent. Mais il y a deux autres couperets: celui des prélèvements locaux et celui du coût de la formation.

    Il ne faut pas se leurrer: les diplômés les plus performants n'ont pas de problème de placement. Ce qui signifie ipso-facto que l'effort de formation ou de remise à niveau en faveur des autres sera important et que personne d'autre que l'entreprise ne va le fournir.

    Elle fera l'effort de re-formation en même temps qu'elle acceptera d'élever ses charges fiscales. Or les entreprises sont fortement endettées sur le court terme et se sentent fragiles, tout en sachant que leur croissance est à ce prix. C'est beaucoup leur demander et il est normal, puisqu'elles perçoivent que leur survie est en jeu, qu'elles soient très prudentes devant les cascades de charges qu'impose le recrutement. Sauf si l'on se décidait à attaquer de front l'hyper-fiscalité des entreprises modernes...

    L'Economiste

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