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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:666 Le 23/12/1999 | Partager

Les finances publiques sont dans un état qu'elles n'ont jamais connu. Cela est bel et bon et chacun doit s'en réjouir.
Mais l'objectif n'est pas d'afficher de bons chiffres, c'est d'avoir une bonne politique économique.
Or, rien ne se dessine dans ce domaine, ni projet, ni stratégie, ni même un chantier. L'été dernier, le gouvernement avait réuni les secrétaires généraux qu'il considérait comme fidèles pour donner une utilisation à l'excédent GSM. Il en était sorti une vision administrative qui avait été stoppée net par le Palais: cette façon de travailler n'était pas celle qui avait été prévue du temps de feu SM Hassan II. Le regretté Souverain avait souligné que l'emploi de l'excédent devait être programmé en dehors des circuits administratifs habituels, de manière à ce que le choix introduise le privé et les entreprises publiques et ait le souci de créer de la valeur ajoutée. C'était une sorte de New Deal où la méthode comptait autant que le résultat. Mais ce n'était pas le cas avec la commission des secrétaires généraux.
Depuis, plus personne n'ose rouvrir le dossier, lequel est resté fermé sur ces milliards.
Pendant ce temps, le Maroc est en train de devenir l'exception mondiale: partout la croissance est au rendez-vous, mais pas au Maroc. Partout le chômage régresse, mais pas au Maroc. Partout la pauvreté cède du terrain devant la croissance, mais pas au Maroc. La situation est d'autant plus exaspérante que, pendant le Programme d'Ajustement Structurel des années 80, le Maroc avait réussi à faire reculer la pauvreté, ce qu'il n'a plus réussi par la suite. Maintenant, il y a de l'argent pour lancer la politique qu'il veut et il a le savoir-faire pour ne pas retomber dans les errements de la fin des années 70.
Mais il ne bouge pas, comme s'il était devenu incapable de choisir ou même de dire où vont ses préférences. Ce sont déjà six mois de perdus, qui se comptent en nombre de chômeurs et de pauvres.

Nadia SALAH

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