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    Par L'Economiste| Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

    Plus la médecine progresse, plus elle nous rend pauvres. Car les scanners, les analyses, les molécules font du bien aux hommes... qui peuvent payer.
    Dans le Dossier Santé que nous publions aujourd'hui, il apparaît que les innovations médicales pour pays développés arrivent vite au Maroc. Tout malade y aspire pour sa guérison ou sa survie, quel que soit son revenu.
    Or, les soins ont un coût, et donc un prix à payer. Allez raconter cela à un malade sur un lit d'hôpital! Il admettra qu'une voiture de luxe soit réservée à des privilégiés, ou qu'un ordinateur performant soit fait pour des industries modernes. Mais pour la santé, il est difficile d'admettre un "à chacun selon ses moyens". C'est à chacun selon sa douleur.

    Il y a donc l'aspiration légitime à bien se faire traiter, indépendamment de ses moyens; il y a d'un autre côté le zèle des médecins à recourir aux analyses, aux scanners et autres moyens sophistiqués pour amortir leurs équipements ou leur formation. Quant à l'industrie pharmaceutique, elle va vers les médicaments les plus chers, qui font de la marge.Et c'est cette double contrainte que doit résoudre ces prochaines semaines le projet d'assurrance-maladie obligatoire, pour ne pas rester projet. Bien sûr, les réflexions sur la santé prévoient un système pour les "indigents" qui ne peuvent se payer un traitement à 500 DH, contre un rhume ou une grippe. Mais pour une dialyse, une chimio-thérapie, une opération à coeur ouvert, nous redevenons pauvres et aurons tous besoin d'un certificat d'indigence.
    Même le progrès nous ramène aux mains du moqadem.

    Khalid BELYAZID

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