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L'Edito

Kidnappeurs

Par L'Economiste| Edition N°:2731 Le 10/03/2008 | Partager

Vous avez accès à un fax ou, plus simple encore, vous avez une adresse email -gratuite-, n’hésitez plus: fondez votre syndicat ou votre association professionnelle et exigez de faire partie de ceux que l’Etat doit consulter avant de décider de quoi que ce soit… y compris, si cela vous tente, en lançant un mot d’ordre de grève pour vendredi prochain. Ça marche toujours avec les fonctionnaires.Dans l’Education nationale, il y avait pas moins de neuf syndicats différents, le mois dernier. On ne sait pas combien sont nés depuis. Dans le transport routier -tenez-vous bien-, il y a soixante-cinq associations, qui toutes veulent avoir leur mot à dire, fax et mails et menace de blocage des routes à l’appui!Parmi toutes ces vraies-fausses organisations, combien ont-elles plus d’un membre, celui qui a envoyé le fax!Pas question évidemment de couper ces moyens; pas question non plus de renoncer aux acquis démocratiques que sont le droit de créer le syndicat ou l’association que l’on veut. En revanche, il ne faut pas prendre les démocraties pour des systèmes stupides. Qui dit démocratie dit en même temps une autre chose: la transparence. En effet, tout comme les sociétés cotées en Bourse font appel à l’épargne publique, les associations et les syndicats font appel à l’opinion publique. Ils devraient donc être soumis à des obligations similaires de transparence sur la composition de leur état-major, sur le nombre de leurs membres actifs à jour de leur cotisation et sur leurs comptes. Et ces informations devraient être vérifiées par la puissance publique et constamment accessibles pour le citoyen. Le fonctionnement sain de la démocratie vaut bien ce petit effort… D’autant plus que l’embryon de cette transparence existe déjà avec les lois sur les partis politiques et sur les ONG. Commençons donc par exiger du gouvernement qu’il fasse respecter ce qui existe déjà au lieu de laisser n’importe quel kidnappeur de démocratie perturber la marche du Maroc.Nadia SALAH

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