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L'Edito

Influence

Par L'Economiste| Edition N°:1723 Le 11/03/2004 | Partager

L'affaire, les affaires Slimani-Laâfoura seront sans doute longues à dénouer. Mais d'ores et déjà, elles livrent des leçons.La première est bien sûr celle qui concerne ce qui arrive lorsque le désordre s'est installé dans la passation des marchés publics. C'est d'ailleurs exactement le même phénomène qui existait dans le scandale des cantines scolaires: des marchés sont lancés sans que la procédure ne soit strictement respectée. On fait l'impasse sur une ou deux obligations, dans l'urgence, en expliquant que c'est pour gagner du temps. Les entreprises entrent dans le jeu de ces manquements et les voilà prisonnières, car ces manquements sont devenus les leurs et non plus ceux des donneurs d'ordres. Il sera impossible de dire si ces entreprises ont agi de bonne foi ou bien si elles avaient deviné ce qui allait arriver mais en pensant qu'elles n'y pouvaient rien, ou encore, si elles ont été les complices actives de ces manquements. La deuxième leçon, la plus importante sans doute, c'est la facilité avec laquelle des entreprises accordent crédit à des escrocs qui arguent de leurs relations personnelles. Plus les relations sont haut placées, mieux l'escroquerie fonctionne, et pas qu'au Maroc! Bien rares sont ceux qui se disent que cela ne vaudrait pas le coup de risquer une carrière ou une image de marque: en conséquence, ceux qui essayent de faire croire qu'ils ont dans leur manche tel ou tel personnage, ne sont que ce qu'ils sont, des escrocs. La majorité des victimes d'escroquerie, au contraire, part de l'idée que les «haut placés» n'ont qu'une chose en tête: profiter, faire profiter leurs amis de leur haute position et courir pour être de ceux qui profitent aussi... jusqu'au moment où ils se «font plumer», bien heureux que cela s'arrête aux plumes sans aller jusqu'à répondre du délit de complicité ou même d'escroquerie!Le droit n'est pas si naïf. Il y a bien longtemps qu'il a qualifié ce comportement “trafic d'influence”! Un risque important au Maroc où les pouvoirs réels sont souvent trop concentrés.Nadia SALAH

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