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    L'Edito

    Incompétence

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5609 Le 08/10/2019 | Partager
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    La quête de résultats doit-elle toujours se soucier de précautions méthodologiques? Même s’il est encore tôt pour mesurer l’impact réel, il convient de s’arrêter sur le traitement des dernières grosses crises comme pour les bus à Casablanca ou l’aéroport Mohammed V.

    Ces affaires ont en commun de connaître des dénouements terriblement familiers: prise en otage du service public pour différentes raisons, puis intervention de l’autorité. Ici, c’est un arbitrage du wali qui débloque, là, c’est un gouverneur de l’Intérieur qui est envoyé dans la mission du pompier.

    Sous une casquette d’usager, l’on peut toujours y trouver son compte, estimer que l’Etat est dans son bon droit, celui de rétablir l’ordre lorsque les situations s’enlisent. Pour autant, l’on ne peut feindre d’ignorer ce que ces prises en main charrient comme risque de perception.

    Celui de conforter un peu plus l’idée selon laquelle les logiques technocratiques et/ou administratives se substitueraient aux réponses politiques. On le sait, l’autorité s’efforce de respecter scrupuleusement les institutions en insistant autant que faire se peut à donner l’habillage procédurier ou consultatif.

    En apparence, l’honneur politique est sauf! Ce faisant, les Marocains sont nombreux à se demander à quoi servent finalement ceux pour qui ils ont voté puisqu’ils ne sont pas capables de changer leur quotidien.

    Une chose est sûre: plus personne n’accorde de crédit à ceux qui ont remporté les communales de 2015 ou les législatives de 2016. Le PJD a largement échoué à gérer les villes et encore moins à mener la barque une fois aux commandes du pays.

    Et que l’on s’entende bien, ni les autres partis de la majorité ni ceux de l’opposition n’ont dissipé cette impression, entraînés vers le bas pour avoir assumé cette médiocrité. Terrible bilan pour l’image de la vie démocratique. Le jeu politique s’est mis tout seul à distance de l’exercice du pouvoir. Par incompétence (Lire article).

     

     

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