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L'Edito

Incohérence

Par L'Economiste| Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

La question des diplômes délocalisés s’invite à nouveau à la table d’examen du gouvernement. Il y a trois ans, au plus fort de la polémique sur ces titres que certains établissements d’enseignement utilisent comme argument de vente, les pouvoirs publics avaient cru régler ce problème en concédant une période transitoire de deux ans pour que tout le monde se mette en règle. La décision prise était de geler tout nouveau programme avant que l’on trouve une solution définitive. Mais entre 2001 et 2004, rien n’a changé ou presque et la “solution définitive” n’est jamais venue. On en est encore à la case départ. Ces diplômes, comme d’ailleurs les titres délivrés dans le supérieur privé, n’ont toujours pas d’équivalence académique officielle, même si le marché du travail a, lui, tranché depuis des années. Au motif que ces diplômes ne sont pas “homologués”, la fonction publique renie à leurs détenteurs toute prétention d’avancement de leur carrière. Il faut rappeler au passage que c’est l’enseignement supérieur qui agrée toutes les formations qui débouchent sur ces diplômes délocalisés. Ces derniers ne sont pas l’apanage du secteur privé. Beaucoup d’écoles publiques ont aussi leurs filières “délocalisées”. La gestion de ce dossier est symptomatique des incohérences et de l’hypocrisie qui caractérisent la régulation de l’enseignement privé. C’est sans doute là où se trouve le maillon faible. L’Etat qui dépense 20% de son budget dans l’Education, encourage les promoteurs à investir dans ce secteur et donc, les parents à envoyer leurs enfants dans les écoles d’enseignement supérieur privé. Mais à la sortie, il ne reconnaît pas le diplôme délivré par ces mêmes écoles, délocalisé ou pas. Pire, la faillite du contrôle a fait prospérer quelques voyous dans le secteur, dont les agissements pénalisent ceux qui font correctement leur travail. Or la fonction publique s’apprête à sanctionner tout le monde. Abashi SHAMAMBA

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