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    L'Edito

    Impunité

    Par L'Economiste| Edition N°:2639 Le 26/10/2007 | Partager

    Le pillage de sable constitue un business juteux et sale aux ramifications tentaculaires. On aurait tort de penser qu’il s’agirait de précaires opérations de braconnage. Les réseaux dont il est question disposent d’une véritable logistique avec camions, bandes armées et vraisemblablement aussi protections policières. On évoque bien sûr dans notre enquête le cas de Kénitra où ces réseaux semblent tenir le pouvoir et sévissent aussi sur plusieurs autres villes côtières sans que personne ne s’en offusque. Ces nouveaux parrains bâtissent leurs empires en exploitant les insuffisances du contrôle et de solides collusions. La boulimie du secteur immobilier leur a permis de se développer, souvent avec l’aide d’hommes politiques locaux. Comme pour la drogue, la multiplication d’intermédiaires rend difficile l’identification des véritables barons. L’impunité avec laquelle ils sévissent depuis des années conduit cependant à des  «associés» au-dessus de tout soupçon! Il faut se rendre à l’évidence, il s’agit bel et bien d’organisations criminelles attirées par le gain facile et rapide, et prêtes à tout. Elles ont pu infiltrer certains appareils de l’Etat, sans quoi leur activité n’aurait pu fructifier. Pour autant, les responsabilités ne sont pas dégagées en aval de la chaîne. Si ce marché est florissant, c’est qu’il y a de la demande. Et même à forte échelle. Des promoteurs immobiliers trouvent leurs comptes dans ces transactions où tout se négocie au noir. Si le mur de votre maison est fissuré, il y a de fortes chances qu’il le soit en raison de béton fait à base de sable pillé des plages. En dehors du scandale écologique qui en découle, ces marchés parallèles polluent d’abord toutes les activités économiques légales. Ensuite, ils donnent une mauvaise image du pays car c’est la crédibilité de l’économie qui s’en trouve affectée. L’on ne peut d’un côté courtiser les investisseurs pour qu’ils viennent au pays et en même temps leur donner à penser qu’ils peuvent être en concurrence avec des réseaux mafieux.Mohamed Benabid

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