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    L'Edito

    Impuissance

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5102 Le 08/09/2017 | Partager
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    La multiplication des cas d’intoxication alimentaire à Aïd Al Adha n’est pas seulement un drame pour les victimes. C’est surtout un indice de l’incapacité à s’attaquer de front à la restructuration de tous les maillons de la chaîne de la filière de la viande. Il faut le dire ici sans ambages: il y a un manque clair de volonté politique.

    Par ses résultats, le plan Maroc Vert est un peu l’arbre qui cache la forêt. Si ce plan a réussi à relancer l’investissement et la production de la viande, la commercialisation et surtout l’abattage, se trouvent encore à l’époque du Moyen Age. Comment expliquer que l’essentiel du réseau des abattoirs du pays soit dans un tel état d’insalubrité sans que cela n’émeuve personne? Aux risques auxquels cette situation expose la population, cela nous vaut aussi la mise en quarantaine de notre viande sur certains marchés à l’export.

    La régulation de l’abattage est victime de tergiversations politiques et de rivalités de territoires. La tutelle bicéphale actuelle en arrive à bloquer toute évolution de ce maillon de la chaîne. Les quelques investisseurs privés courageux qui ont investi dans les abattoirs modernes sont la preuve que l’on peut faire bouger les lignes, à condition de s’attaquer aux résistances et de prendre des risques.

    Tant qu’il n’y aura pas de synchronisation entre l’Intérieur qui assure le pilotage administratif via les collectivités territoriales et le ministère de l’Agriculture (tutelle technique), il ne faut pas espérer d’avancée majeure dans l’assainissement de l’abattage de viande. Pendant ce temps, les réseaux clandestins vont continuer de prospérer, quitte à mettre en danger la population. L’argument de la soupape sociale que l’on brandit souvent pour justifier la tolérance de l’abattage clandestin dans les souks populaires ne tient pas. Ce sont les populations les plus modestes qui en sont d’abord les premières victimes.

     

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