×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Haut débit

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5542 Le 25/06/2019 | Partager
    mohamed_benabid.jpg
     

    LA Cour des comptes l’a relevé depuis quelques semaines, la Banque mondiale le confirme aujourd’hui: le Maroc est en retard sur le haut débit. C’est d’abord un aveu d’échec pour la stratégie de régulation des télécoms incapable de discipliner des opérateurs qui investissent peu ou pas. La régulation dans ses vocations originelles a permis à ce marché de se développer dans des conditions confortables. En amont, elle y est arrivée en créant les conditions d’émergence de nouveaux acteurs à côté de l’opérateur historique. C’est la version la plus belle de l’histoire, intéressante à raconter tant que l’offre collait à une demande en plein boom, du moins au début, celle de la téléphonie mobile. Pour le plus grand bonheur de la rentabilité des entreprises du secteur et de leurs actionnaires. Or, comme pour toutes les industries de réseau (eau, électricité), arrive un moment où ce type de marché doit assumer un autre statut. Celui-ci suppose que l’investissement se détache de critères relevant exclusivement de la rationalité économique, que les arbitrages pour le déploiement des réseaux se négocient géographiquement tant pour des zones rentables que non rentables, blanches ou grises. Encore faut-il que la régulation, ou les règles du jeu que celle-ci aurait fixées, joue bien. Ce qui n’est pas le cas. A la décharge, de l’ANRT, il faut tenir compte de certaines contraintes qui ne paraissent pas toujours surmontables. D’abord le facteur temps, un risque qu’il faut continuellement assumer. Dans un secteur où les ruptures sont rapides, il fait périmer les feuilles de route ainsi que les «orientations stratégiques». Ensuite, la tendance baissière des tarifs de télécommunication qui est une réalité. Elle complique la position du régulateur acculé à se préoccuper à la fois d’impératifs de généralisation du service universel que de la santé financière des opérateurs. Néanmoins, qu’il soit directement porté par une autorité de régulation indépendante ou par l’Etat qui ne peut se dessaisir d’un secteur stratégique, le défi du haut débit appelle à des arbitrages douloureux, mais nécessaires.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc