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    L'Edito

    Garderies pour adultes

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5286 Le 04/06/2018 | Partager
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    Un peu plus de 440.000 jeunes se présenteront à partir de demain, mardi 5 juin, aux épreuves du baccalauréat. La plupart d’entre eux ne savent pas encore ce qu’ils feront en septembre, c’est-à-dire dans 3 mois, à la rentrée universitaire.

    En dehors d’initiatives individuelles et isolées de quelques chefs d’établissements dans les lycées, le système d’orientation est complètement à l’arrêt. Et cela ne semble guère préoccuper ceux qui ont la conduite de la politique de l’éducation nationale.

    Remarquez qu’aucune mention n’est faite à ce point dans la présentation de l’édition 2018 du bac par le ministère. Depuis trois ans, c’est la lutte contre les tricheurs qui mobilise toutes ses énergies. Si les fraudeurs doivent être combattus, les autorités ne devraient pas donner l’impression qu’elles se déterminent selon le sens du vent ou au gré de l’audience des faits divers dans les réseaux sociaux.

    Dans les filières dites à «accès ouvert», les responsables constatent chaque jour les dégâts de l’absence de toute orientation. La loi les oblige à inscrire tout candidat qui se présente au guichet peu importe qu’il ait ou pas des capacités à suivre le programme.

    Bien avant que la France n’invente son «Parcours Sup», doyens des facs et présidents d’universités ont proposé un peu de filtrage à l’entrée, mais avec beaucoup d’hypocrisie, aucun gouvernement n’a eu le courage de faire bouger les choses. Le sujet est ultra- sensible.

    Progressivement, les campus des facultés se sont transformés en «garderies pour adultes». Les taux d’échec et d’abandon au cycle de licence fondamentale atteignent des sommets. De Casablanca à Agadir, le phénomène est général.

    Avec 22.790 étudiants, la faculté de droit située sur la route d’El Jadida à Casablanca, la plus grande du pays, est un concentré de ce qu’est devenue l’université: la voiture-balais de l’enseignement supérieur.

     

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