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    L'Edito

    Garde-fou

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5510 Le 07/05/2019 | Partager
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    Les commissions parlemen­taires qui se sont remises au travail, dès hier lundi, ont une nouvelle occasion de se racheter. Une fois écartés les postures idéo­logiques, les calculs politiciens, la méthodologie pour une approche renouvelée de la productivité légis­lative tarde à se mettre en place.

    Plus que les dossiers explosifs po­pulaires ou électoraux, à l’instar des langues, c’est sans doute sur les sujets économiques où la prise en main est la moins perceptible. Les dernières assises de la fiscalité ont pointé une grande part des enjeux. Elles ont confirmé l’existence d’un niveau d’expertise considérable chez la technostructure administrative.

    La logique voudrait que les parle­mentaires puissent travailler avec le même état d’esprit, et idéalement le même niveau de compétence que les éminences grises des Finances et/ ou de l’intérieur, c’est-à-dire vite et efficacement.

    Or, valeur aujourd’hui, il est difficile de dissiper cette im­pression d’un pouvoir administratif qui donne le la et face à un appa­reil législatif qui ne fait que subir. Cette asymétrie informationnelle n’est pas indolore. La nature ayant horreur du vide, les hauts fonction­naires ont souvent le dernier mot dans la construction de la norme et détiennent l’un des pouvoirs le plus recherché, le pouvoir financier.

    Une première lecture pragma­tique consiste à se féliciter de cette approche qui permet finalement d’utiliser une voie de contournement, celle du résultat, supposée hermé­tique aux interférences et pesanteurs politiques.

    Une deuxième plus cri­tique alimente les accusations de mainmise de l’exécutif sur la déci­sion financière. Elle part du principe que ce scénario est l’anti-modèle d’une démocratie qui fonctionne. Laquelle voudrait que le législatif se mette à niveau et s’implique un peu plus dans la conduite des réformes. Après tout, c’est son rôle de garde-fou institutionnel.

     

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