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L'Edito

Facture

Par L'Economiste| Edition N°:1566 Le 22/07/2003 | Partager

Bank Al-Maghrib vient de rappeler les banques à l'ordre. Ce genre de rappel est classique et il était nécessaire. Ce qui est nouveau c'est le contexte. Nous avons affaire à une forte montée des risques, non pas tant parce que le tissu économique serait moins bien portant aujourd'hui qu'hier, mais parce que le contexte légal a changé.Aujourd'hui, les textes sur les défaillances d'entreprises sont en application. Ce sont des dispositions nouvelles, prises par le législateur pour pousser le Maroc sur le chemin de la modernité. Il faut des entreprises saines. Surtout, elles doivent pouvoir faire face à leurs engagements financiers. Une entreprise qui tarde à payer ses fournisseurs c'est une entreprise qui, en réalité, agresse tout son environnement. Combien d'entreprises survivent cahin-caha parce qu'elles retardent sine die les paiements sociaux, les paiements aux fournisseurs, les remboursements à la banque? Cette entreprise ne meurt pas, mais elle rend durablement malade tout ce qu'elle a approché. Comment parler dans ces conditions de mise à niveau, d'élévation des standards sociaux?Pour cette raison, le législateur a été très strict. Mais l'effort à fournir pour changer les habitudes est énorme: comment mettre fin à la "convivialité financière" qui unit tout le monde avec tout le monde? Et surtout comment faire en sorte que le juge puisse trier d'un geste sûr et serein, les entreprises qu'il faut liquider rapidement car elles empoisonnent les autres et celles qui seront sauvées?Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que la Justice tende à reculer les échéances. Mais ce n'est pas un bon calcul: un délai allongé a deux conséquences immédiates, le risque de faire mourir les fournisseurs et la fragilisation du système bancaire, avec le cortège des taux d'intérêts trop forts que les bons doivent payer pour les mauvais. Une bien grosse facture pour cette petite faiblesse. Une trop grosse facture.Nadia SALAH

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