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L'Edito

Engagement implicite

Par L'Economiste| Edition N°:1005 Le 26/04/2001 | Partager

«Trop peu, trop tard», disent les exportateurs. «Ce n'est pas l'enjeu», répondent les autorités monétaires qui soulignent quand même que les ajustements seront à l'avenir plus automatiques. On n'a pas fini de débattre et de polémiquer sur la baisse de 5% du dirham. Ce qui est sûr, c'est que ces débats participent à la fin du tabou de la monnaie, alors que même en matière politique pure et dure, il y a aussi un phénomène essentiel de démocratisation, voulu par SM le Roi: la responsabilisation du gouvernement dans sa politique économique jusque et y compris dans la décision sur la valeur de la monnaie nationale.A propos de responsabilité gouvernementale justement, cette décision, qui fait tomber la valeur du dirham, fait monter les exigences de rigueur budgétaire.Ce n'est pas tant pour l'exercice en cours, où l'argent récolté sur Maroc Telecom bouche opportunément les trous, que sur le budget 2002 et les suivants, que la décision va avoir des exigences. En effet, une dévaluation comporte toujours des risques inflationnistes même si dans le cas présent, ils sont limités. Mais, ces risques imposent au gouvernement de ne pas dépenser trop de l'argent qu'il n'a pas. Ce qui veut dire qu'il devra son déficit à 2-3% du PIB (sans s'amuser sur les écritures!), sinon il ferait repartir l'inflation, laquelle déstabiliserait alors le tissu social et économique. La décision de dévaluer est implicitement un engagement à la rigueur budgétaire, jamais commode à tenir. Le tissu économique, qui a vu ses positions s'affaiblir et son dynamisme décroître au cours de ces dernières années, ne peut que s'en réjouir tout en regrettant un manque d'audace certain dans cette décision et l'engagement qui va avec.Nadia SALAH

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