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L'Edito

Ecole et hôpital

Par Nadia SALAH| Edition N°:5015 Le 03/05/2017 | Partager
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Pas de pancarte, pas de slogan contre la corruption dans les services publics dans les cortèges du 1er mai. Pourtant, s’il y a des couches sociales qui en sont les victimes prioritaires, c’est bien les ouvriers, les employés, les fonctionnaires et aussi des petits entrepreneurs. Pour eux, c’est-à-dire la majorité des Marocains, il est essentiel que les services publics comme l’éducation et la santé fonctionnent bien et équitablement.

Or, malgré les promesses des quatre derniers gouvernements, El Youssoufi, Jettou, El Fassi et Benkirane, ces services publics ne fonctionnent ni bien, ni équitablement.  La corruption les tient, ravageant leur gestion et leur capacité à rendre les services pour lesquels ils sont payés.

La Banque mondiale et le FMI ont clairement indiqué que «la corruption et le manque d’éthique, le vol et le détournement» sont l’origine majeure de la baisse du niveau de l’éducation. Et ce, juste au moment où le Conseil supérieur proposait une nième étude qui n’a toujours  pas vu l’ombre de ces problèmes.

Quant à la Santé publique, la Cour des comptes vient enfin d’entrer dans ce domaine: elle a dressé la liste des points où la corruption détruit les hôpitaux publics, autant pour les marchés que pour les prestations de soins. Sur ce deuxième point, il faut faire fort car il est rare, dans le monde, que des médecins se mettent sous la coupe du concierge qui encaisse l’argent pour fixer les rendez-vous! Qui encaisse et partage, bien sûr.

Dans l’éducation comme dans la santé, le système corruptif est si puissant que plus personne ne tente de lutter de l’intérieur.  
Et il y a plus fort encore: le code de la presse de 2002 comme de 2015 punit de trois ans de prison le journaliste qui parlerait de corruption sans en apporter la preuve écrite.  Le reçu, peut-être?!

 

 

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