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    L'Edito

    Echelle

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5512 Le 09/05/2019 | Partager
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    Les dernières assises de la fiscalité s’en sont fait bruyamment l’écho... la vague de défiance vis-à-vis des cliniques privées est en train d’atteindre la cote d’alerte.  Elle met les professionnels de soins au défi d’initier très rapidement un chantier de réhabilitation d’une image sérieusement écornée auprès de l’opinion.

    Que l’on ne se trompe pas de débat, c’est beaucoup plus profond que les questions d’impôts, et leurs corollaires la transparence et l’équité fiscale, des engagements que le secteur est bien en peine de concrétiser.

    C’est moins la logique implacable de la rentabilité que l’absence de garde-fous pour l’accompagner qui est reprochée. Elle alimente d’abord les interrogations des malades sur la qualité du service reçu, dans ce qui est devenu l’un des nombreux symptômes de la crise de la médecine privée au Maroc. Elle interpelle ensuite sur les déséquilibres dans les rapports soignants-soignés, rapports où la confiance est censée jouer un rôle important.

    En particulier lorsque l’asymétrie relationnelle ainsi que l’état de dépendance du patient sont marqués d’une composante à la fois financière et thérapeutique. Le secteur ne semble pas non plus avoir compris que les usagers, de mieux en mieux informés, prennent de plus en plus de pouvoir au sein de la société.

    On le sait aujourd’hui, les indices d’un nouveau modèle de gestion des cliniques privées au Maroc ne sont pas très visibles. Il faut dès lors continuer de se contenter d’organisations hybrides formelles/informelles. Un hiatus préjudiciable pour qui souhaite tracer le poids économique du secteur, ses activités, ses acteurs.

    Détail loin d’être anecdotique à cet égard, la loi autorisant l’ouverture du capital des cliniques n’a pas réussi à provoquer le déclic tant attendu: celui d’une reconfiguration des montages financiers facilitant l’arrivée d’un actionnariat non médical, l’une des pistes les plus prometteuses de la transformation. A quand donc le changement d’échelle?

     

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