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    L'Edito

    Démocratie

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5230 Le 15/03/2018 | Partager
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    Elles ont osé! Les deux Chambres, celle des Conseillers et celle des Représentants, ont décidé que le Sahara marocain n’est pas l’affaire des  citoyens marocains.

    C’est devenu l’exclusivité d’une poignée d’hommes politiques siégeant dans les deux commissions des Affaires étrangères et du Ministère du même nom. Ce ne sont pas les  journalistes qui ont été bannis des deux commissions, c’est l’opinion publique qui l’a été. Ce sont les citoyens qui sont mis à l’écart.

    On n’aura pas l’outrecuidance de noter que ce dossier est mené avec les  «brillantes réussites» que l’on connaît tous. On n’aura pas non plus la  méchanceté de se demander si l’exclusion des citoyens sert à cacher des erreurs.  On n’aura pas davantage la prétention de rappeler que le CESE, le Conseil économique, social et environnemental, a publié tout un rapport sur la question, en veillant à ce qu’il soit diffusé au maximum.

    Mais on soulignera que ceux disant que les travaux des commissions parlementaires sont secrets, sont en train de cacher la vérité aux citoyens. Voici ce que dit exactement, mot à mot, l’article 68, alinéa 3, de la Constitution: «Les réunions des commissions du Parlement sont secrètes. Les règlements intérieurs des deux Chambres du Parlement fixent les cas et les règles permettant la tenue par ces Commissions de séances publiques». 

    Ces deux phrases sont collées l’une à l’autre. Et comme si cela ne suffisait pas, le texte suprême donne deux possibilités d’ouverture: la «règle» ou le «cas». Et pour ceux qui se sentiraient plus philosophes que juristes, plus moralistes que politiciens, il y a l’esprit général de toute la Constitution qui, partout, donne la possibilité et appelle les citoyens à participer aux discussions, aux décisions sur les affaires communes.

    Cette Constitution est construite pour rendre sûre et confiante la marche démocratique. Il n’est pas admissible qu’une poignée de politiciens la détourne pour éviter de rendre des comptes.

     

     

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