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    L'Edito

    Demi-travail

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4948 Le 27/01/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

    Comment faut-il comprendre que les juges de la Cour des comptes  et, à leur tête, leur premier président, aient été la cible de critiques aussi désagréables qu’injustifiées? Ils ont présenté devant les élus de la Chambre haute leur analyse des retraites. Jamais ils n’ont fait mystère de l’inquiétude que leur inspire l’avenir de ces retraites. Ils ne sont malheureusement pas les seuls.

    Le CESE, qui ne brille pourtant plus par son audace conceptuelle, la Banque centrale qui sait ce que les chiffres veulent dire, la CGEM… et les caisses des retraites elles-mêmes, tous marquent les mêmes soucis: certes le gouvernement Benkirane a fait ce que ces prédécesseurs n’avaient pas fait. Il mérite d’être salué, surtout qu’il avait en face de lui une forte agressivité syndicale se moquant de la pérennité du service. Mais il ne faut pas être dupe: ce n’était là que du demi-travail, pas fini et mal bordé. En fait, on savait dès le début que chaque semaine qui passerait, détruirait  irrémédiablement  le système.

    La Cour des comptes calcule que la Caisse des retraites des fonctionnaires tombera en 2028. D’autres financiers pensent que cela arrivera trois ans plus tôt. Il faut bien voir ce que cela veut dire: presque les deux tiers des fonctionnaires aujourd’hui en poste n’ont aucune chance de recevoir leur retraite selon l’accord. Ceux qui vont rentrer dans la fonction publique à partir de maintenant n’auront peut-être pas de retraite du tout.
    Quant aux contribuables, eux, ils devront payer  bien longtemps après 2028, les dettes qui vont s’accumuler. Ceux qui reprochent à la Cour d’avoir redit ses inquiétudes et à la Chambre des conseillers d’avoir organisé la rencontre, ne sont pas des enfants qu’Aïcha Kandicha effraie. Ils  veulent tenir les citoyens loin des affaires qui les concernent. Ni plus ni moins.

     

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