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    L'Edito

    Dégradation

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4942 Le 19/01/2017 | Partager

    Identifiant Scald invalide.

    Le HCP annonce, sans le dire ouvertement, que Rabat a des chances d’échapper à la mise sous tutelle financière. Chacun en est soulagé même s’il faut aussitôt ajouter que le prix de ce ticket de sortie est l’installation d’une autre calamité: le racket fiscal détruit les repères de gestion pour les entreprises les plus performantes et encourage les autres à rester dans le monde interlope du non-droit.
    Dix fois, cent fois tout ce qui compte au Maroc s’en est inquiété. Pas la moindre réponse politique chez le gouvernement. Aujourd’hui, moins encore que l’année dernière!
    Poliment mais fermement, le HCP et son haut-commissaire Ahmed Lahlimi ont souligné la fragilité du Maroc en matière économique.
    Il n’est guère besoin d’imagination pour comprendre que la fragilité sociale est encore plus grande. Il suffit d’ouvrir les yeux: montée du chômage, surtout celui des jeunes bien formés que sont les ingénieurs, précarisation croissante des emplois, rejet des femmes en dehors du système économique, désastre dans l’enseignement, exclusion des jeunes, insécurité juridique…
    La terrible plongée du déficit commercial en 2016, annoncée année après année par la dégradation des chiffres, souligne sans détour que le Maroc a quitté le monde réel, où tout se compte en termes de compétitivité.
    Pourtant, le Maroc n’est pas l’Europe, où l’on accuse des salaires trop élevés et du travail trop court.
    Rien de tel de ce côté-ci de la Méditerranée: la durée du travail est longue, les salaires sont plutôt courts et les couvertures sociales fort maigres, même pour la minorité qui en bénéficie. Ce n’est pas là que l’on pourra changer les données de la compétitivité, au contraire.
    Alors qu’il a les moyens et la force d’aider le continent entier, chez lui, le Maroc a choisi le chemin du sous-développement!

     

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