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    L'Edito

    Défiance

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5390 Le 12/11/2018 | Partager
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    Les Assises nationales de la protection sociale, qui se tiennent aujourd’hui à Skhirat, sonnent comme un appel au secours et à ouvrir les yeux. Le modèle marocain se cherche toujours.

    L’échec s’alimente en partie de l’inefficacité des mécanismes de protection sociale, incapables de répondre aux besoins. Les inégalités ne sont corrigées ni par l’effort de dépense publique ni par celui des contribuables.

    Quant au dialogue social, en panne, il n’offre plus de boulevard pour remettre d’aplomb le pays. L’absence de véritable rebond économique complique un peu plus la chose.

    Couverture médicale,  retraite, protection des femmes et de l’enfance, compensation... ici et là se sont multipliés des ghettos sur lesquels l’Etat ne semble plus avoir beaucoup d’emprise. Si ce n’est de devoir jouer à chaque reprise au pompier pour tenter d’éteindre le feu, et souvent bien tardivement. Ils se sont désormais détachés de leurs statuts de sujets subsidiaires qui peuvent être traités au détour de grands enjeux du développement.

    L’erreur serait cependant de concentrer les terrains d’analyse exclusivement sur les périmètres des besoins et de la logique redistributive. La question de la justice sociale relève aussi de celle du cadre macro-économique. Elle fait résonner en écho le rôle que doivent jouer les entreprises dans le potentiel de compétitivité du pays, de production et, partant, de prospérité.

    Les arguments qui plaident pour le déploiement d’alternatives rapides et efficaces ne manquent pas.  Cette crise n’est pas seulement sociale et économique, mais aussi de confiance. Elle alimente un important décalage entre la perception et la situation effective du pays et fait douter de la justesse des orientations des politiques publiques. 

    A l’ère de la post-vérité, c’est typiquement le genre de sujet qui étouffe la rationalité du raisonnement. Et qui, malheureusement, peut devenir une menace pour la démocratie lorsque ses victimes sont tentées de basculer dans la défiance et le populisme.

     

     

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