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L'Edito

Décroissance

Par Nadia SALAH| Edition N°:4740 Le 30/03/2016 | Partager
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Les bras nous en tombent: comment ont-ils fait pour être aussi nuls sur la conduite des affaires économiques du Royaume?
En cause, la gestion  par les deux équipes d’Abbas El Fassi, puis par les deux équipes de Benkirane.
Les premières ont dépensé sans compter l’argent public. Elles ont multiplié les promesses, comme si elles avaient massivement pratiqué le «hors bilan», cette façon «légale» de cacher les vraies dettes d’une entreprise.
Les secondes n’ont pas pratiqué cette politique de «après moi, le déluge». Elles ont fait pire. Certes, elles ont même freiné, dans l’urgence, de dramatiques hémorragies. Mais elles ont montré qu’elles ne connaissaient rien aux questions économiques malheureusement et qu’elles n’avaient vraiment pas envie de s’y intéresser.
Quelques exemples entre des milliers: pas la moindre alerte préalable sur le procès gagné par le Polisario devant la Cour européenne; deux plans emplois en cinq ans, sans que personne ne fasse le moindre bilan; pas l’ombre d’une mesure sérieuse sur l’effondrement du marché financier ou des scandales de la Samir; pas d’évaluation sur les politiques industrielles… Pas un mot sur les indispensables réformes structurelles qui se sont arrêtées pile en 2008. C’est à se demander si les responsables politiques savent encore de quoi on parle dans les réformes structurelles.
Résultat:  un taux de croissance à 1%, peut-être moins, qui, en réalité, est de la décroissance quand on intègre la démographie et l’inflation. Comme dans les années 1960-70, le gouvernement s’est remis à attendre que la pluie fasse le travail à sa place.
Comment ne pas être humilié, lorsqu’on voit le reste de la planète en croissance? Comment ne pas ressentir honte et rage, quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, le Royaume était classé parmi les pays émergents?

 

 

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