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    L'Edito

    Déchets

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
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    Dans un tour de passe-passe, dont les élus de Casablanca sont coutumiers, une solution est annoncée pour la crise des ordures. Celle du retour à une formule officielle de la gestion déléguée.

    Les ambitions semblent tenir de la légende, car un problème de fond subsiste: personne ne sait (enfin si, ils s’en doutent un peu) où continueront d’être acheminés les déchets de la métropole économique. Du moins tant que le sujet collatéral de la décharge reste en suspens.

    Ce fiasco environnemental dont on ne décèle que faiblement l’issue a plusieurs déterminants. D’abord les communes ne se sont jamais suffisamment préparées au système de la délégation même si la question des déchets est devenue l’un des rendez-vous forts de la gestion locale.

    Les incohérences des stratégies menées jusque-là par la mairie de Casablanca, comme de chasser des délégataires pour les faire revenir, en version plus chère, le comble, quelques années plus tard, ne s’expliquent pas autrement. Ensuite, l’incivisme, le vandalisme, l’absence de culture de tri ainsi que la sempiternelle crise d’une décharge introuvable ont fait le reste.

    Qui peut bien se retrouver dans cet environnement instable et cahoteux? Certainement pas les prestataires, pourtant aguerris aux marchés de l’environnement à l’instar de Suez, qui ont du mal à s’adapter à la réalité sociale et plus encore à la réalité politique. Ni la population d’ailleurs, éternellement exposée au risque de défaillance d’un des piliers des services publics.

    Dans les quartiers exposés à la misère périurbaine, la crise des ordures a même un double visage. Celui de la déterritorialisation de populations recasées de leurs bidonvilles ou habitats insalubres, mais sans aucune activité économique de substitution. Et celui du droit, souvent bafoué, à la propreté et à l’hygiène. Avec dans la foulée le risque de nourrir une perception de démission de l’Etat.

     

     

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