×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Critique

Par L'Economiste| Edition N°:2744 Le 28/03/2008 | Partager

La réalité économique finit par frapper à la porte du gouvernement. Ou plutôt par le rattraper. Alors que les premières simulations sur le projet de hausse du Smig sont désormais connues, voilà que de nouveaux éléments viennent compliquer la donne. Comme pour la facture de la compensation, qui désormais s’oriente vers un 30 milliards de DH! Dans ce débat sur le pouvoir d’achat, il faut le reconnaître, il y a eu beaucoup de surenchère et quelques omissions qui peuvent s’avérer à terme bien coûteuses. C’est comme si on avait parlé plus des engagements et moins des ressources. Or ce déficit de logique comptable peut inquiéter, et à juste titre. Certes, prise entre arbitrages budgétaires et bonnes intentions, la marge de manœuvre d’El Fassi s’amenuise. Mais, peut-on en faire l’économie comme pour les autres termes du débat, c’est-à-dire renforcer la compétitivité, faciliter la vie aux entrepreneurs pour asseoir une croissance durable. Sur la bataille du pouvoir d’achat, il est évident qu’il existe quelques réformes qu’il faudra commencer par engager. Le Smig justement, mais si l’on veut faire baisser les prix, puisque c’est aussi de cela dont il s’agit, s’attaquer à ceux qui parmi les industriels et distributeurs tentent de faire passer des majorations excessives en mettant cela sur le compte des envolées de cours de matière première. Tout comme identifier ceux qui retiennent les marges et ne font pas profiter les consommateurs des effets du démantèlement. Ou encore, comme nous le développions dans cette édition, s’attaquer aux écarts de ciblage. En revanche, subventionner à guichets ouverts, qu’il s’agisse de produits de consommation ou de salaire, témoigne de préoccupations sociales fort louables, mais aussi d’un manque de discernement économique. Le Maroc aurait-il perdu son sens critique?Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc