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L'Edito

Crime social

Par Nadia SALAH| Edition N°:5774 Le 03/06/2020 | Partager
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Dès le 18 mai 2020, le gouvernement grec a rouvert l’Acropole et son musée. C’est le monument le plus connu de Grèce, accueillant 3 millions de visiteurs, le quart de ce que fait le Maroc tout entier (année record: 2019, 13 millions d’entrées, étrangers et Marocains).

Le confinement à peine commencé, les Grecs ne sont pas restés à ne rien faire: des équipements plutôt conséquents ont été installés pour sécuriser la visite, y compris dans les cafés, hôtels et tavernes à proximité de l’Acropole.

Le plus intéressant de cette affaire est ailleurs. Le gouvernement a choisi le plus connu des plus connus des sites grecs. Pourquoi prendre ce risque? Parce que l’Acropole fera de la publicité et parlera pour tout le secteur.

Bien joué. Qui est le premier journal à avoir publié l’information et une belle photo de jeunes visiteurs admirant l’Acropole à la tombée du jour? Le Bangkok Post, à l’autre bout de la planète. La Thaïlande, 40 millions de visiteurs étrangers, donc très intéressée à être dans la course et surveiller les compétiteurs.

Sur la planète tourisme, l’enjeu depuis un petit mois, c’est d’exister à nouveau et le plus vite possible face à ses marchés habituels. Il tombe sous le sens que cette course-là ne coûte pas grand-chose d’autre que du dynamisme et le sens des circonstances. Il est évident que les premiers à se lancer, en tireront une prime et une monumentale campagne de publicité à l’échelle de la terre entière.

Le Maroc est-il dans la course? Pas du tout. Il a pris deux mois avant de se mettre à mégoter des bouts de chandelles. Pas de vision, pas d’audace. Quand on a Marrakech ou les plages d’Agadir dans son portefeuille, l’apathie est une forme de crime social.

 

 

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