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    L'Edito

    Crédibilité

    Par L'Economiste| Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    LA reprise de la session parlementaire d’automne remet sur le tapis la lancinante question de la productivité parlementaire. Les Marocains ont à plusieurs reprises remarqué ces scènes de députés assoupis, pendant que certains de leurs collègues débitaient d’assommantes questionsparlementaires. A n’en pas douter, il existe des gisements d’amélioration.Visiblement, les députés ont du temps à revendre et devraient faire un travail de suivi. Car ils votent des lois sans se préoccuperde leur destinée. Plusieurs textes sont promulgués mais restent sans effet sur le terrain, car l’on se soucie peu de savoir si les décrets d’application ont été publiés. Les élus de la nation devraient se pencher sur cette aberration qui anéantit leurs missions.Dans les pays ayant une longue tradition démocratique, cette activité fait partie du travail normal des députés, qui souvent traitent individuellement ou en duo des questions précises. D’ailleurs, une de leurs missions a trait à l’élaboration des rapports sur l’application des lois. Les parlementaires décortiquent un texte voté quelques années après sa promulgation, relèvent les insuffisanceset les points à amenderpour une meilleure mise en oeuvre de la loi. Ce n’est pas trop cher payé que de leur demander de s’occuper de ce que l’on peut appeler le «service après-vente». Il est de notoriété publique que le rythme de travail de nos parlementaires est trop lent. Le retard enregistré pour produire le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les évènements de Sidi Ifni en est un exemple patent. Il soulève même la question de la crédibilité des commissions d’enquête. Celles en charge du dossier CIH ou encorede la CNSS en ont déjà pâti. Mais jusqu’à quand?Mohamed CHAOUI

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