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    Contribuable

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5202 Le 05/02/2018 | Partager
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    Le civisme fiscal reste la carte la plus fidèle pour les finances publiques. Pour ne prendre que le rendement de l’IS, elle est assurée par une poignée de contribuables qui vont signer pour cette année un chèque de 4% du PIB.

    Un exploit si on le mesure à la difficulté à se projeter sur des politiques fiscales lisibles et prévisibles sur le long terme. Chaque budget apporte ses lots de nouveautés et chaque gouvernement tente d’imprimer sa marque opérant souvent des virages qui peuvent être déroutants pour les contribuables.

    Le Maroc a sans aucun doute entamé un chantier de modernisation de sa politique fiscale, critiquée par le passé pour manque de transparence et sa complexité. Les relents de cette réforme vont au-delà du cercle des entreprises. Des mesures comme le paiement en ligne ou GAB de la vignette ou de la digitalisation de la taxe urbaine montrent bien que les engagements de dématérialisation à la DGI ou la TGR restent des options crédibles.

    Même si certaines mesures se heurtent à des difficultés de rodage, comme en témoigne le cafouillage autour du timbre de 20 DH, c’est probablement les administrations les plus avancées en matière de simplification.

    Si ces efforts n’ont pas permis de dissiper le sentiment de ras le bol fiscal ni celui de l’iniquité entre ceux qui paient leurs impôts et les autres c’est que l’intendance n’est pas que technique. Les résultats dépendent de la capacité à expliquer la finalité des mesures fiscales, à défendre leur pertinence, à en évaluer leur impact.

    Ce travail n’est pas encore tout à fait au point alors que les engagements sont pris depuis au moins une quinzaine d’années. La définition des politiques fiscales n’est pas suffisamment débattue tandis que la chasse au mauvais impôt est mal négociée, le Parlement ne jouant que faiblement son rôle de contrepoids, incapable de contenir un goût immodéré pour les exonérations fiscales (plus de 33 milliards de DH en 2017). Ce travail inachevé démultiplie la force de l’exploit. Celui du contribuable.

     

     

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