×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Comportement

    Par L'Economiste| Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager

    Les fragilités du système de couverture médicale obligatoire dans le public réchauffent encore une fois le démon de la dette sociale. C’est une préoccupation à la fois morale et financière.
    Morale dans la mesure où elle fait éternellement  pointer le risque de reporter une très grosse facture sur des générations qui n’auront peut-être pas profité des prestations en jeu. L’exercice de solidarité beveridgien a des limites.
    Financière, comme l’avait pressentie, dès les années 60, J. Arrow dans ses travaux fondateurs de l’économie de la santé, à savoir que la médecine et ses services connexes ont bien un coût, loin des préoccupations métaphysiques de la science.  Aujourd’hui, l’éventualité de relever les cotisations, et donc des recettes,  pour résorber la dette est une alternative. Il est cependant légitime de la rapporter aux autres voies qui peuvent être explorées du côté des dépenses. Dans un secteur privé, où la concurrence a contribué à tout sauf à réguler l’écosystème de soins,  les efforts pour discipliner le coût des prestations n’ont pas donné les résultats escomptés. Enfin si, il aura fallu un rapport parlementaire pour enclencher un processus de baisse des prix des médicaments. Des révisions inédites dans l’histoire industrielle de ce pays et dont le niveau aurait dû donner lieu à d’autres enquêtes sur les dessous d’un statu quo, qui a persisté pendant des années, et qui, vraisemblablement, n’avait pas de contrepartie économique. Les enquêtes, il en fera probablement beaucoup d’autres. Des études écologiques pour tenter de cerner l’évolution des revenus des praticiens dans le privé, comprendre les décalages entre les gains de productivité que la technologie permet dans les prestations de biologie médicale et l’indécence de leurs honoraires. C’est un travail à la fois d’analyse économique et de gouvernance qui n’est pas suffisamment négocié aujourd’hui et qui interpelle l’ensemble des acteurs. La crise de l’AMO est donc aussi une crise du… comportement.

    Mohamed BENABID

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc