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    Par L'Economiste| Edition N°:4617 Le 30/09/2015 | Partager

    Les  boycotts économiques sont des solutions à manipuler avec précaution. Ils ne font pas l’unanimité mais peuvent contribuer à faire passer des messages, quand leurs dessous sont bien expliqués, leurs enjeux assumés et que la cible est  bien choisie. Dans ce qui est désormais appelé l’affaire Ikea, et le blocage de son projet de Zenata, aucune de ces trois dimensions ne semble résister à l’analyse. D’abord en guise d’explication, l’opinion publique a eu droit à un communiqué laconique de la wilaya de Casablanca où il est question d’un étrange certificat de conformité. Conformité de quoi, par rapport à quoi? et surtout pourquoi à ce stade final de quasi-inauguration?
    Ensuite, le blackout autour de la réunion d’avant-hier à la Primature n’a fait qu’entretenir le flou et ouvert la porte aux spéculations en tous genres, y compris les plus farfelues. Tout se passe ici comme si la machine administrative cuisinait des mesures en catimini. Ce qui n’est pas pour restaurer la confiance ni pour  améliorer la capacité d’évaluation de l’action publique.
    Enfin, dans des marchés mondialisés, il n’est pas certain qu’évoquer la nationalité d’un fabricant de meubles en kits comme Ikea ait toujours un sens entre un siège aux Pays-Bas, des participations du Luxembourg ou du Lichtenstein, des franchisés du Golfe, et une sous-traitance en Asie. Ce n’est donc probablement pas le mode opératoire le plus efficace pour faire revenir un pays scandinave comme la Suède sur ses sympathies ataviques pour le Polisario.
    Pire, le risque aujourd’hui est de donner l’impression que le Maroc est en train d’infléchir ses stratégies à l’égard de l’investissement avec des arbitrages imprévisibles où le politique a le dernier mot au détriment de l’économique. Non, ce n’est sans doute pas le meilleur moyen pour défendre la cause nationale.

     

    Mohamed BENABID

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