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    L'Edito

    Casting

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4924 Le 26/12/2016 | Partager
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    L'entrevue  Benkirane-conseillers du Roi est un électrochoc  bienvenu, car les citoyens semblaient jusque-là abandonnés à leurs inquiétudes. Une clarification salutaire aussi à l’heure où pour réanimer la vie politique, la première mesure est de constituer une majorité.
    Il appartient désormais au chef du gouvernement de mettre fin à cet interminable feuilleton ou d’en assumer les conséquences s’il faut sortir de cette impasse.  Le plus urgent est  de renouveler la réflexion méthodologique, dans une démarche plus pragmatique qu’idéologique, autour du travail gouvernemental et des modes de désignation de ses membres. Un déficit de rendement caractérisé ou du moins un rendement asymétrique a marqué la dernière législature. Il traduit en grande partie la persistance d’un style d’exercice du pouvoir où l’on se soucie peu de réformes ou de programmes. Et encore moins de s’assurer de recruter de bons ministres, à l’évidence un exercice de plus en plus délicat. Or l’opinion ne peut pas se laisser continuellement vendre, au nom de la démocratie, l’uniformité des arbitrages de forme au détriment du fond. En apparence, il n’y a rien de nouveau dans ce constat. Il a été répété un nombre incalculable de fois sous le mandat du dernier gouvernement.  Souvent,  on choisit de ne rien faire qui puisse perturber des alliances partisanes. Entre les profils désastreux,  les types biens mais sans charisme, et les «ministres des réseaux sociaux»,  Benkirane le sait bien, il pourra difficilement  plaider cette fois-ci  les circonstances atténuantes. Les erreurs des profils sans «business plan» coûtent cher.
    Plusieurs mois si ce n’est tout un mandat sont nécessaires pour se rendre compte qu’il y a tromperie sur marchandise alors que le pays  a besoin de résultats rapides et dans tous les domaines. Les risques sont élevés. Désormais ce sera plus que des erreurs de casting mais carrément une faute politique.

     

     

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