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    L'Edito

    Casting

    Par L'Economiste| Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    Six présidents et quatre vice-présidents démis de leurs fonctions, vingt élus renvoyés parce qu’ils ont été condamnés définitivement, près de 200 recours pour des problèmes d’instruction ou de faux certificats de scolarité… La gestion locale est en piteux état si l’on en juge d’après le dernier rapport de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGTA). Ecarquillons les yeux: nous n’avons pas affaire aux frères Dalton, mais bel et bien aux gens que nous avons mandatés pour défendre nos intérêts, assainir nos quartiers, soigner la veuve et l’orphelin, asseoir nos villes et nos campagnes dans le développement et préparer un avenir meilleur pour nos enfants. Que nous servent-ils à la place? Une image déplorable de démocratie bananière où la course aux sièges communaux est animée exclusivement par les intérêts personnels. S’il faut forcer le débat sur l’état de notre démocratie locale, alors forçons-le. Au Maroc, la gestion locale est l’un des talons d’Achille dans la problématique du développement. Nous affichons un système d’administration lourd en dépit de la réforme de la charte communale et même s’il y a quelques success-story, à Casablanca et Marrakech notamment. Maintenant, si en plus de ces dysfonctionnements, il y a déperdition des efforts dans de vaines tentatives de moralisation, alors il y a péril en la demeure. Le déficit est tel que nous sommes en droit d’exiger des mandataires animés par une réelle volonté de servir la nation. Et pour cela, la mémoire électorale ne doit pas être amnésique. Autrement, elle court le risque, pour les prochains mandats, de recycler d’autres erreurs de casting dont elle sera la première à faire les frais. Alors faisons l’effort à l’avenir de les jauger scrupuleusement. Pas spécialement pour eux mais pour quelque chose qui s’apparente à notre dignité collective.Mohamed BENABID

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