×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Cash

Par L'Economiste| Edition N°:1610 Le 26/09/2003 | Partager

Quand on ouvre les fron-tières commerciales, il y a un décalage entre la baisse des droits de douane des intrants et celle des produits finis. Ce délai est une sorte de dopant: baisse des coûts de fabrication pour un produit dont les concurrents restent artificiellement chers. Cela ne dure pas, deux/trois ans maximum. Une chance historique qui ne revient plus jamais. Mais si, comme cela est en train de se passer, les entreprises s'amusent à ralentir les paiements, alors à la poubelle, la chance historique!Actuellement, les entreprises ont plus de 50% de leur chiffre d'affaires annuel dehors. Pas besoin de faire un dessin, il suffit qu'un de ces clients en retard soit réellement défaillant pour que le fournisseur tombe dans la trappe à son tour. Pas étonnant que les cadres se plaignent du “manque de visibilité”… Celui-ci n'est pas dans la politique économique, il est dans les relations client/fournisseur. Mais cela ne veut absolument pas dire que les autorités publiques n'ont pas à se pencher sur le problème.La Banque centrale s'en est fortement inquiétée et vient de demander aux banques de cesser d'alimenter ce dangereux phénomène en spirale. A ce jeu, on peut faire tomber la construction financière sur laquelle le pays repose!Mais ce ne sera pas suffisant: il faudra encore que le gouvernement fixe une doctrine juridique pour guider les décisions judiciaires dans le sens de la mise à niveau du pays. Pour l'instant, non seulement elles sont lentes, mais elles sont contradictoires, hésitantes… pour ne pas dire plus. Ce faisant, elles renforcent le laisser-aller général.Autre point d'intervention urgente de l'Etat: l'invitation ferme à faire aux sociétés publiques et même privées, qui encaissent cash, à payer leurs fournisseurs sans délai. Ce qui est en jeu n'est pas une bagatelle. C'est ni plus ni moins la capacité du Maroc à croître, créer des emplois, se mettre à niveau…Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc