×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Carnets

Par L'Economiste| Edition N°:928 Le 03/01/2001 | Partager

Bonne nouvelle pour les fourmis. Les épargnants en comptes sur carnet toucheront plus des banques, un petit peu plus. Les investisseurs emprunteront cet argent plus cher, un peu plus cher. C'est la saine mécanique des taux créditeurs et des taux débiteurs, néanmoins huilée par l'Etat. Celui-ci avait besoin d'argent le semestre passé, il a donc emprunté par bons du Trésor interposés, ce qui a fait remonter les taux. Aujourd'hui, il répercute cela sur l'épargnant de base, pour le semestre prochain.C'est beau comme dans un manuel d'économie: avec une meilleure rémunération, l'épargne, qu'on dit faible, devrait augmenter; l'argent devrait sortir des bas de laine et des capuchons de djellaba. Ce n'est pas sûr, répondent certains analystes, la masse des épargnants n'est pas sensible aux taux. Ils mettent sur carnet ce qu'ils ne peuvent plus placer dans l'immobilier (trop cher), la bourse (trop molle), une PME (trop compliquée). Ils déposent faute de pouvoir faire plus qu'ils n'épargnent.Quoi qu'il en soit, les banques achetant l'argent plus cher le vendront plus cher. Mais, elles devront trouver un équilibre entre ce souci légitime et un autre, celui d'encourager les emprunteurs et les investisseurs, qui râlent déjà sur les taux tels qu'ils sont, et qui s'ajoutent aux garanties, aux bons bilans et au reste. Car leur intérêt n'est pas le bénéfice à court terme qui n'impressionne plus qu'elles-mêmes, ou le cours en bourse, c'est leur capacité à bancariser le pays à grande échelle, à populariser le crédit d'investissement, au lieu de vivre sur les trésoreries exsangues d'impayés. Sinon, elles vont elles-mêmes s'étouffer dans leur surliquidité.L'année commence dans l'optimisme, après les pluies, la privatisation de Maroc Telecom... Toutes les cigales chantent et les fourmis vont épargner. C'est les abeilles laborieuses qui manquent le plus.Khalid BELYAZID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc