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L'Edito

Blacklist

Par L'Economiste| Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

Transparency remonte au créneau, prenant motif de son anniversaire. L’association (qui est active depuis dix ans mais n’est légalisée que depuis 20 mois: qui l’eût cru?!) fait bien de saisir cette occasion. Il y a du pain sur la planche.La pente à remonter est forte car la prise en main gouvernementale a été catastrophique. Le gouvernement Jettou n’a pas fait grand-chose. Plus exactement, il n’a rien fait du tout, sauf à préposer Boussaïd, au sujet. Avant, le gouvernement Youssoufi qui arrivait pourtant avec un a priori positif, a été franchement destructeur sur ce sujet.Quand on relève les bévues et les erreurs, on en arrive à se demander si ce n’était pas voulu. Qu’on en juge: Le code de la presse légué par le gouvernement d’alternance, empêcher les investigations sur la corruption et le gouvernement Jettou, qui pourtant reconnaît le problème, ne l’a toujours pas réformé. Le code pénal annonçait qu’il avait mis fin à la solidarité du corrompu avec son corrupteur: faux! Il les a désolidarisés mais en posant une nouvelle condition qui empêche la désolidarisation! Le code des marchés publics voulait empêcher la corruption, avec une avalanche de procédures… trop compliquées pour être applicables. On regrette l’ancienne formule qui était plus transparente.Le résultat de tous ces «efforts» est bien naturel, car les gens ne sont pas dupes. La perception de la corruption, c’est-à-dire l’autoappréciation des Marocains, a fait reculer le pays de 33 places en six ans. Autrement dit, quand l’image que d’autres pays se font d’eux-mêmes s’améliorait, celle du Maroc s’effondrait… En deçà, probablement, de ce qu’est la vraie réalité, mais qu’importe puisque c’est l’image qui compte… cette image qui nous entraîne vers le risque d’être blacklisté par les institutions internationales. Rien de moins que cela!Nadia SALAH

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