×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Assassins

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5417 Le 21/12/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg

    Les Marocains sont en colère; la Nation marocaine est en colère. L’assassinat de ces deux jeunes filles est un terrible choc, pour tout le monde. Dans les vraies valeurs du Maroc, ces assassins nous font honte.

    Les personnes comme l’identité collective ont été agressées, sauvagement agressées dans les chairs comme dans la culture. Plus profond: nous avons été poignardés dans les différents cultes et fois qu’accueille le pays.

    En conséquence de quoi le groupe de L’Economiste habille tous ses logos en noir de deuil. Tout en regrettant d’avoir eu raison, il y a pile un an (11 décembre 2017), quand un de nos reportages dans cette vallée avait signalé des «failles sécuritaires».
    Une insoutenable vidéo circule, comme celles de Daech en Irak ou en Syrie: on l’espérait fausse. Hélas, hélas, hélas, elle serait authentique!
    Elle multiplie la honte par l’horreur.
    Déjà des messages et des pétitions circulent, réclamant la peine de mort immédiate. Avec ce quelque chose, qui vient de très, très loin: laver le sang des victimes avec celui des meurtriers, quitte à oublier ce qu’est une civilisation.
    Ceux ou celles qui s’aviseraient de trouver les jeunes filles imprudentes, se font incendier par leurs propres amis.

    Et puis il y a les pragmatiques, ceux qui calculent déjà les suites obligées. Ce sont toutes des comptes de misère supplémentaire pour les montagnards. A grand peine, ils ont réorienté leur survie vers des formes très particulières de tourisme. Des formes où il faut un savoir-faire qui ne s’invente pas. L’aide que les villageois ont apportée à l’enquête montre bien qu’ils mesurent parfaitement le mal qui leur a été fait, et ce pour de longues années.

    Leur savoir-faire paye: Là où autrefois les enfants partaient grossir les bidonvilles, maintenant ils restent, à 4 générations de rang.
    Pardon, il faut corriger: jusqu’à maintenant, ils restaient… A partir d’aujourd’hui, l’horizon a été bouché par des assassins.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc