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Yuan, dollar, euro et yen: quatre sorcières

Par L'Economiste | Edition N°:1606 Le 22/09/2003 | Partager

. Préoccupations du FMI et de la Banque mondiale. Trop de changes fixesLes réunions du FMI et de la Banque mondiale, dont la partie officielle commence ce lundi 22 septembre à Dubaï, seront largement consacrées aux questions de changes et de déficits, outre le soucis affiché des deux institutions de Breton Wood pour la situation économique et sociale des pays de la région MENA, Middle East and North Africa (cf. L'Economiste du 19 septembre 2003; www.leconomiste.com. Il y a longtemps que les rencontres du FMI n'avaient pas eu à s'occuper de taux de change. C'est la montée en puissance de la Chine qui remet le sujet au goût du jour.Les systèmes de change des nombreux pays asiatiques ne permettent ni des transactions transparentes, ni d'être sûr que le taux correspond à une valeur correcte des monnaies.De l'autre côté de l'océan Pacifique aux Etats-Unis, la relance est établie, selon les analyses du Fonds monétaire international, mais il s'inquiète vivement de l'augmentation du déficit du budget américain.Lors des réunions préliminaires à Dubaï, les gouverneurs de banques centrales et les ministres des Finances des pays du G7 ont relayé cette inquiétude du gendarme monétaire. Position un peu paradoxale dans la mesure où ce sont ces ministres qui sont en charge des déficits budgétaires.Le premier risque pour les grands argentiers du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) est l'absence de flexibilité des taux de change dans de nombreux pays asiatiques, à commencer par la Chine, dont les monnaies sont arrimées au dollar par un lien fixe. Les Etats-Unis ont lancé une campagne ces dernières semaines pour obtenir de la Chine qu'elle laisse davantage flotter le yuan, dont le niveau représente une concurrence très sévère pour les entreprises américaines.Les Européens et les Japonais sont également inquiets, à cause de la faiblesse du dollar face à l'euro et au yen. La faiblesse du dollar et par conséquent du Yuan, aggrave les déficits commerciaux des pays à monnaie forte, comme ceux de la zone euro.


MENA: Sombre tableau

. Pas assez de réformes«Clairement, les tensions économiques et sociales sont susceptibles de monter et nécessiteront des réformes déterminées et courageuses», a déclaré Christian Poortman, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Ces réformes doivent aussi inclure des mesures sociales. Le tableau est plutôt sombre: la croissance du PIB par habitant a été proche de zéro dans les 30 dernières années, quand les autres pays en développement enregistraient des taux moyens de 2,5%. Cette stagnation s'explique par une expansion démographique qui ne s'est pas accompagnée de progrès de productivité, par la persistance de secteurs publics surdimensionnés, de systèmes éducatifs iné-quitables et inefficaces, et de marchés financiers sous-développés. Le FMI mentionne aussi les retards dans les réformes institutionnelles et politiques, et dans la lutte contre la corruption. Les Etats de la région ont engagé des réformes depuis 1970, mais celles-ci “n'ont pas été assez loin pour régler des problèmes structurels profondément enracinés et ne se sont pas attaquées aux questions institutionnelles et de gouvernance”, dit le rapport du FMI.(avec AFP)

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