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Tabaculture: Le Maroc exportateur en 2010?

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Introduction de la variété Orient. 22 millions de DH pour la reconversion de planteursLe Maroc deviendrait-il exportateur de tabac dès 2010? Tout tend à le croire. Dans une conférence de presse, lundi dernier, à Casablanca, la Régie des Tabacs-Groupe Altadis, dans l’une de ses rares sorties médiatiques, a «officiellement dévoilé» son plan d’action pour le développement de la filière tabaculture (cf. www.leconomiste.com).Un plan qui intervient après les «arrangements» intervenus entre la Régie et le gouvernement pour reculer la fin du monopole d’importation et de distribution de cigarettes à l’année 2010. Elle devait entrer en vigueur dès 2007. Trois années supplémentaires ont donc été accordées à Altadis pour se préparer à la levée du monopole. Un sursis dont le coût est supporté par la Régie. Rien n’est gratuit, dit-on. En effet, Altadis a déjà engagé quelque 22 millions de DH dans le financement de la reconversion des planteurs de tabac brun de la région d’Ouazzane. Pas moins de 188.600 plants d’oliviers ont été distribués gratuitement aux 3.000 bénéficiaires qui ont accepté la reconversion. En plus, et pour leur permettre de s’assurer d’un revenu en attendant les premières récoltes de leurs oliviers, la Régie leur verse déjà 2.190 DH chacun par hectare et par an. Cette prime annuelle leur est accordée pendant cinq ans. Mais, le plus gros de l’effort consenti par la Régie des Tabacs-Groupe Altadis reste le financement à 100% de l’assistance technique et l’engagement de poursuivre, jusqu’en 2010, l’incorporation de 20% de tabac local, même si cette obligation a été supprimée au cours de cette année conformément aux accords internationaux sur le libre échange (cf. www.leconomiste.com). Mettant à profit cette période de transition, la Régie a mis en œuvre, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, un plan, que ses responsables qualifient de volontariste, de soutien et de développement de la culture du tabac pour la période 2006-2010 et dont L’Economiste avait rendu compte dans son édition du jeudi 7 décembre. Le plan en question prévoit, entre autres, de développer davantage la culture de deux variétés de tabac blond, le Burley et le Virginie, et l’introduction et la culture du tabac d’Orient. Cette variété est présente en Turquie et en Grèce principalement et est très appréciée apparemment par les consommateurs. La Régie va donc investir quelque 37 millions de DH dans le développement de cette variété et 11 millions pour le Burley et le Virginie. Au cours des cinq années à venir, elle va également supporter un surcoût de 77 millions de DH justement pour arriver à 2010 dans une position de compétitivité notamment pour le tabac d’Orient sur lequel les responsables d’Altadis comptent énormément pour rentrer dans leurs frais. C’est une grande opportunité pour le Maroc de se positionner comme région de production des tabacs d’Orient, soutient-on auprès d’Altadis. Compte tenu de la nouvelle politique agricole commune de l’Union européenne qui a supprimé les subventions agricoles, la production du tabac d’Orient a sensiblement baissé en Grèce. En produire maintenant dans la région de Chefchaouen ferait du Maroc un important exportateur dans les cinq prochaines années. Jamal Eddine HERRADI

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