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Politique

Réparation du temps d’antenne
Des partis politiques interpellent la HACA

Par L'Economiste | Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

. Une plainte collective dénonce une ouverture médiatique inéquitable. Les chaînes de télévision mises à l’index. Les partis revendiquent des normesL’élection du tiers de la Chambre des conseillers n’en finit pas de faire parler d’elle. Le feuilleton de la chasse aux candidats corrupteurs n’est pas fini que voilà huit partis montés au créneau. Ils viennent de saisir officiellement la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Leur plainte collective a pour objet «les mesures d’exclusion menées à leur encontre» par les médias audiovisuels publics lors de la campagne électorale pour la consultation du 8 septembre dernier. Le propos est tranché. «Les partis signataires condamnent cette politique d’exclusion qui contribue à fausser la concurrence loyale», précise un communiqué dont les partis ont assuré une large diffusion. Ils s’estiment lésés du fait qu’ils ont été «privés de présenter leurs programmes et points de vue sur les médias publics au moment où les partis de la coalition gouvernementale bénéficient de toutes les facilités pour le faire». L’initiative est sans doute tardive. Elle vient après la bataille. Pour Abderrahim Lahjouji, l’essentiel est de rendre compte de ce qui s’est passé et surtout de prévenir de telles situations à l’avenir. «Il faut que l’opinion publique sache que le gouvernement n’a pas géré l’espace médiatique de manière équitable», déclare le patron de Forces citoyennes. Chaquir Achahbar, qui n’en est pas à sa première initiative du genre, a la détermination de pousser les autorités compétentes à agir. La Haute autorité de l’audiovisuel est directement interpellée (HACA). Le secrétaire général du Parti du Renouveau et de l’Equité rappelle que la HACA travaillait sur un projet de répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en temps de campagne et qui n’a pas abouti. «Il aurait été opportun que ce projet voie le jour avant les élections du tiers. Il nous aura épargné cette situation anti démocratique», souligne-t-il. Et d’ajouter: «Il nous faut des normes et à ce niveau la HACA n’a pas fait son travail. A la Haute autorité de la communication audiovisuelle, où la plainte des huit partis a été enregistrée lundi, on souligne que le projet est en cours de préparation. La HACA a effectivement préparé un canevas de propositions qu’elle avait soumis aux partis politiques. Cela date de quelques mois déjà. «Nous attendions le feed-back des partis que nous allons examiner pour la préparation du projet». Notre interlocuteur à la HACA rappelle qu’à cet effet un grand atelier avait été organisé au mois de juin 2006 et que le travail se poursuit aujourd’hui pour aboutir à une répartition du temps d’antenne en période électorale qui tienne compte de tous les paramètres. «Nous ne pouvions pas aller plus vite que la musique». Comment les médias publics devaient-ils gérer les élections du tiers? Avaient-elles toute latitude d’agir comme bon lui semble? C’est la question que pose Chaquir Achahbar qui demande à la HACA d’ouvrir une enquête sur le sujet. A la HACA on n’oublie pas de rappeler que des normes existent en temps normal. Celles-ci précisent que les partis de l’opposition ont un droit de passage équivalent au moins à la moitié du temps accordé aux partis de la majorité et au gouvernement réunis. Les partis qui ne sont pas représentés au Parlement ont droit au dixième du temps d’antenne global.Ce feuilleton, d’une longue série de plaintes du même calibre lancées à chaque consultation électorale par quasi les mêmes auteurs, se distingue pourtant aujourd’hui par sa démarche. Il faut dire que les plaignants ont une base juridique sur laquelle s’appuyer. Ils ne manquent pas de souligner dans leur communiqué que «la loi oblige les deux chaînes publiques à garantir l’expression de la diversité des opinions et des programmes politiques durant les campagnes électorales «. Un autre appel du pied à la HACA chargée de veiller à l’application du texte.


Les signataires de la plainte

Forces citoyennes, le Parti du Renouveau et de l’équité, Al Ahd, Initiatives citoyennes pour le développement, Le Mouvement démocrate social, le Parti du centre social, le Parti de la Choura et de l’Istiqlal et le Parti de l’Environnement.Khadija RIDOUANE

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