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    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    Somalie : Vote historique de l'ONU

    Les premiers soldats du contingent international de 35.000 hommes ont commencé à débarquer en Somalie. Il n'y a à ce jour aucune résistance.

    La disproportion des forces internationales et des “seigneurs de la guerre” a relégué le problème militaire au second rang et mis le problème juridique, de principe, au premier plan.

    Le vote de l'ONU, autorisant l'opération, est historique. Le "devoir" d'ingérence prôné par la France, supplante la sacro-sainte “non ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat souverain”. Reste à savoir quand il sera utilisé, et s'il le sera pour tous, y compris par exemple, pour une Serbie puissante que se livre au “nettoyage éthnique”. A moins que ce droit ne s'arrête, ne se limite à une présence, “un cordon” quand “l'Etat” accusé peut opposer une résistance.

    L'arrivée de troupes sous l'égide de l'ONU rappelle les ères post-coloniales (ex. Congo-Belge) et même pré-coloniales. C'est le retour des troupes étrangères pour mettre fin au chaos. Le comble est que la Somalie n'était pas prédisposée aux troubles ethniques, religieux ou linguistiques. C'est un des rares pays naturellement unis. A fortiori, l'inquiétude prévaut à travers le monde pour les autres pays africains, divisés (Tchad, Libéria, Angola, Soudan...) que les faillites économiques ramènent au stade pré-colonial, à l'économie de cueillette, aux “comptoirs”.

    Ces divisions, ces dénuements avaient justifié et permettaient la colonisation. On reparle pour eux “de tutelle”, de "protectorat" de “ mission civilisatrice...”.

    L'influence du bloc communiste ou occidental (USA, France...) avait pris le relai des anciens systèmes coloniaux aidait les régimes en place à se maintenir.

    Coups de bâton à Liqaâ

    Liqaâ innove cette semaine, avec une série de débats sur les fessées et les châtiments corporels. Pour la première fois, l'émission va mettre en cause des individus : des parents qui aiment bien et châtient bien. L'émission prend un gros risque, celui de choquer une opinion populaire acquise à l'autorité parentale absolue, et à la “ceinture”.

    A l'origine, Liqaâ, qui se voulait un “espace de liberté” finit par enfoncer des portes ouvertes.

    Les débats manichéens opposaient les individus-opprimés aux institutions-oppresseurs : associations de bienfaisance, administrations, banques...

    Même le loto fut accusé d'opprimer les amateurs qui se bousculent à ses guichets. Soumya et Nassima approuvaient avec des tournures débonnaires.

    Rien de paradoxal: il n'y a de toute façon plus personne dans le pays pour défendre les organisations.

    Il reste à savoir si les fidèles de Liqaâ supporteront d'être contestés eux-mêmes, dans le seul abus d'autorité que leur laisse les institutions et qui s'exerce sur leurs enfants.

    Le 12-13 de L'Economiste sur la RTM Chaîne Inter

    Jeudi 10 Décembre, le 12-13 de L'Economiste sur la RTM chaîne-Inter sera consacré au thème “Les cadres et le crédit”.

    Seront invités M. Nader Mawlawy, Directeur général de Sunergia, l'entreprise qui a réalisé le sondage en Octobre 1992, ainsi que l'une des principales enquêtrices qui ont travaillé sur le terrain.

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