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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

Au revoir Nadia

Nadia Bradley nous a quittés à 52 ans. Elle a toujours paru plus jeune que son age grâce à sa colossale énergie: elle avait toujours trente ans, juste le moment où la force de la jeunesse soutient l'expérience acquise. Rieuse et taquine, sa voix pouvait d'un seul coup devenir grave, cherchant ses mots et évaluant votre réaction, quand elle abordait des sujets qui lui tenaient à cur, en premier lieu la Palestine. Nadia ne croyait pas au processus de paix avec Israël: "Tu verras, ça ne peut pas marcher (...). Je les connais de l'intérieur". Elle avait passé des années, en Israël mais en prison. Elle avait décliné l'offre d'expliquer son point de vue dans les colonnes de la coédition L'Economiste-Haaretz lors de la Conférence de Casablanca en octobre dernier: "c'est vrai, je n'aime pas ce système de pensée unique au Maroc à propos du rapprochement avec Israël, mais c'est important pour le pays que cela se fasse, alors il vaut mieux que je me taise". Un devoir qu'elle s'était autoimposé et qui la décrit tout entière.
Femme belle, à la mise recherchée, Nadia Bradley avait un tempérament de leader: elle était sans pareille pour former et entraîner un groupe avec elle. C'était tellement spontané et naturel que cette façon d'être n'irritait personne, au contraire, puisque chacun tirait profit de ce trait de caractère.
Rédactrice en chef du Message de la Nation (l'organe en français de l'Union Constitutionnelle), elle a créé Le Libéral d'abord en français puis en arabe, lorsqu'il s'était avéré que la revue le Message ne survivrait pas, tant du point de vue financier qu'en raison de dissensions de personnes au sein de ce Parti.
Au revoir Nadia.

Une rose sur les traces de Nawal


Goteborg, samedi 12 août. Une jeune athlète marocaine au petit gabarit mais à la jolie frimousse se tenait timidement sur le podium des médaillées du 5.000 mètres. Zahra Ouaziz, par sa médaille de bronze, est entrée dans la postérité de l'athlétisme marocain. A la fin de la course, la petite "rose" (traduction Zahra) déclarait modestement: "Je suis venue ici pour acquérir de l'expérience. Je n'ai jamais rêvé d'une médaille. Je veux imiter Nawal El Moutawakil, notre championne olympique".

La ruée vers l'argent


Trois médailles d'Argent et une médaille de Bronze et aucune d'Or ont placé le Maroc en 25ème position du championnat du monde d'athlétisme à Goteborg. Dans l'ensemble, la sélection nationale figure parmi les dix premiers dans le monde selon le classement par sélection établi par la Fédération Internationale d'Athlétisme (IAAF). Ce classement s'explique par la bonne prestation de l'ensemble des athlètes marocains, y compris ceux qui n'ont pas été médaillés.

Un bateau de paix en escale à Casablanca


Le "Peace Boat " fera escale au port de Casablanca ces jeudi 17 et vendredi 18 août dans le cadre d'une tournée mondiale pour la promotion de la paix et la commémoration du cinquantenaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Affrété par une ONG japonaise, le navire est en route vers Dakar après être passé par Athènes, Toulon, Port Saïd et Gaza.
Une exposition sur les crimes commis par l'armée impériale nippone en Asie et la bombe d'Hiroshima sera organisée à l'occasion.

Allemagne: Polémique autour du crucifix


Le vieux débat sur la laïcité dans les écoles publiques, cher aux Français, va être ardu en Allemagne, surtout que ce pays compte deux millions d'enfants musulmans scolarisés.
En effet, le chancelier allemand Helmut Kohl et le Vatican sont mécontents de la décision rendue par le tribunal constitutionnel de Karlsruhe qui a déclaré inconstitutionnel un règlement du Land de Bavière qui oblige les écoles publiques à accrocher croix ou crucifix dans chaque salle de classe. Par ce jugement, le tribunal a donné raison à une famille qui estimait que ses enfants pouvaient être influencés par une croyance qui n'était pas la leur.
La décision a été décriée officiellement par le très catholique chancelier allemand ainsi que par le journal du Vatican.

Sacoche noire


Sacoche noire est le surnom par lequel il était connu dans les milieux de foot européens. Il tenait cette appellation de la sacoche pleine de billets de banque qu'il traînait toujours avec lui, prêt à s'acheter sur commande les services d'arbitres, de joueurs ou de dirigeants d'équipes. Interpellé dans le cadre de l'enquête sur l'Olympique de Marseille et les Girondins de Bordeaux, Ljubomir Barin, alias Sacoche noire, Croate de nationalité et intermédiaire de foot de profession, a révélé aux juges de nombreuses informations sur ce qui se passe dans les coulisses des grands clubs européens.
Il a notamment expliqué comment les clubs constituaient des caisses noires à l'occasion des transferts de joueurs, dégageant ainsi de l'argent qui pouvait servir de commissions occultes à des joueurs et à des dirigeants. M. Barin a avoué avoir travaillé de façon régulière pour des clubs aussi prestigieux que les Partizans de Belgrade, Bayern Munich, FC Cologne, Anderlecht, Standart de Liège et même les Américains du Cosmos de New York.

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