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Pétrole: L’industrie américaine au pied du mur

Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

. La construction des raffineries paralysée. Une situation qui accroît la vulnérabilité des USA MALGRÉ des profits records, les compagnies pétrolières n’ont construit aucune raffinerie depuis trente ans sur le sol des Etats-Unis. Une situation qui accroît la dépendance du pays vis-à-vis de l’étranger et le rend très vulnérable au moindre accident ou intempérie. Installée à Garyville en Louisiane, la raffinerie Marathon Oil est la dernière en date à avoir été érigée aux Etats-Unis. C’était en 1976. Depuis lors, le nombre de raffineries a diminué de plus de moitié, passant de plus de 300 au début des années 80 à moins de 150 aujourd’hui. Si les capacités de raffinage ont augmenté ces dernières années, via des extensions de raffineries existantes, elles ne permettent toujours pas de satisfaire la voracité des automobiles et de l’industrie. En endommageant de nombreuses raffineries l’été dernier, les ouragans Katrina et Rita ont accentué et mis en relief ce véritable goulet d’étranglement du complexe pétrolier américain. Depuis, chaque accident mineur ou interruption de production pour cause d’entretien a pour effet quasi immédiat de faire flamber les cours de l’essence et par ricochet, du pétrole brut. Après l’introduction de nouvelles normes environnementales sur la composition de l’essence, le ministère américain de l’Energie (DoE) avait même envisagé des pénuries locales de carburant cet été. Cette situation ne manque pas de susciter des interrogations, à l’heure où les pétroliers américains sont accusés de profiter des prix élevés de l’essence. Les raffineurs cherchent à limiter les capacités de production. Une stratégie qui leur garantit des profits importants sans investissement supplémentaire. En outre, les sommes gigantesques nécessaires à la construction d’une nouvelle raffinerie jouent un rôle dissuasif sur la concurrence potentielle. Cette analyse n’est cependant pas partagée par tous les spécialistes du secteur pétrolier. Pour eux, le principal obstacle à la construction de nouvelles raffineries aux Etats-Unis tient au facteur NIMBY (Not in my backyard) «pas dans mon jardin». «Les Américains veulent l’essence, mais ils ne veulent pas les raffineries», résume James Williams, analyste chez WTRG Economics. Couplée à la rigueur des normes environnementales, cette situation «rend très difficile et coûteux d’obtenir un permis de construire».Un projet de raffinerie en Arizona, lancé en 1999, n’a ainsi toujours pas connu le moindre degré de réalisation. Il ne devrait être achevé qu’en 2011, selon l’American Petroleum Institute (API), le lobby de l’industrie pétrolière. Selon l’API, cet investissement peut s’élever jusqu’à 7 milliards de dollars pour une raffinerie dont la construction prendra au moins cinq ans. Résultat: les raffineurs vont s’installer ailleurs, en Chine, en Inde ou dans les pays producteurs de pétrole, tandis que les Etats-Unis dépendent de plus en plus de leurs fournisseurs étrangers. Depuis le début des années 80, les importations américaines d’essence ont été multipliées par plus de six. Une situation délicate d’un point de vue stratégique. Alors que Washington cherche déjà à sécuriser ses approvisionnements en pétrole brut à travers le monde.Synthèse L’Economiste

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