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Pétrole: Correction des cours attendue cette semaine

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Les craintes de difficultés d'approvisionnement en raison du bug encouragent l'augmentation de stocks
· Le prix du baril cédait 39 cents à 26,15 Dollars jeudi à la clôture


LA tension du marché pétrolier touche-t-elle à sa fin? Le prix du baril de brut, livraison janvier, a cédé 39 cents à 26,15 Dollars jeudi sur le marché à terme de New York, suite à des commentaires du secrétaire américain à l'Energie. M. Bill Richardson, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse sur l'énergie à Washington, a indiqué que les Etats-Unis "seraient très préoccupés" si le prix du brut montait encore plus haut. Contrairement aux attentes des observateurs, M. Richardson n'a pas précisé si les Etats-Unis allaient tirer sur leur réserve stratégique pour compenser l'envolée des cours.

Compenser l'absence de l'Irak


De l'avis des analystes, une correction devrait s'annoncer dès cette semaine. Mme Kathy Jones, analyste chez Prudential Securities, a estimé que cette correction devrait faire pression sur le marché dans les semaines à venir, particulièrement au mois de janvier, quand les inquiétudes sur le bug de l'an 2000 commenceront à se dissiper.
"Les craintes de difficultés d'approvisionnement en raison du bug encouragent actuellement une augmentation de stocks", selon Mme Jones.
Seul facteur qui pourrait tempérer cette correction, la déclaration récente des pays de l'OPEP de ne pas avoir l'intention d'augmenter leur production pour compenser l'absence de l'Irak sur les marchés pétroliers. "Les exportations de l'Irak sont liées aux résolutions de l'ONU et n'obéissent pas aux quotas de production de l'OPEP, et les pays de l'OPEP n'ont aucune intention de compenser l'arrêt des exportations irakiennes", a affirmé M. Obeid Ben Seif Al-Nassiri au journal officiel Al-Ittihad.
Le ministre a par ailleurs estimé qu'une levée de l'embargo pétrolier imposé à l'Irak "n'affectera pas les prix du pétrole d'une manière négative", car "la produc- tion de ce pays atteint actuellement presque son quota" d'avant l'imposition de l'embargo, en 1990.

Marché tendu


Le marché pétrolier est tendu depuis que l'Irak a suspendu, le 23 novembre, ses ventes de brut contre une reconduction de deux semaines seulement, au lieu des six mois habituels, du programme humanitaire de l'ONU qui lui permet d'exporter du pétrole pour acheter des produits de première nécessité. Le programme a été reconduit pour une troisième semaine. L'Irak, qui possède les deuxièmes réserves mondiales de pétrole, exportait entre 2 et 2,3 millions de barils par jour en vertu de ce programme de l'ONU. Son quota de l'OPEP, avant la mise en place de l'embargo en 1990, était de 3,14 millions de barils par jour.
Les Etats-Unis devraient obtenir un vote du Conseil de Sécurité de l'ONU sur un nouveau régime du désarmement de l'Irak, qui aboutirait à une levée de l'embargo, en dépit de l'opposition persistante de la Russie. A l'heure où nous mettions sous presse, aucune information ne filtrait sur la décision. Parallèlement, le Conseil devrait adopter sans difficultés vendredi une reconduction pour six mois du programme humanitaire "pétrole contre nourriture", après la présentation jeudi par les Etats-Unis d'un projet de résolution en ce sens.


Yousra MAHFOUD (AFP)

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